fanfiic Suiite

 fanfiic  Suiite
Un mardi, les Poufsouffles et les Gryffondors assistaient à leur cours de Métamorphose où Mc Gonagall leur apprenaient à transformer un labrador en pelle à gâteau. C'était un exercice difficile car il faisait appel à la capacité de l'élève à changer quelque chose de grand en quelque chose de tout petit. Il fallait en plus arriver à passer d'un animal vivant à un objet inanimé .

Cet exercice tomberait sans doute aux examens de fin d'année comme le leur avait fait entendre le professeur.

Après une heure de pratique, Neville semblait désespéré car son chien n'avait pas changé d'un pouce et aboyait gaiement autour de lui en remuant la queue.

Parvati et Lavande s'amusaient beaucoup car leur chien était resté comme tel mais il avait la taille d'une pelle à gâteau. Le cours se déroula dans un brouhaha général entre les rires des élèves, les aboiements des chiens et les directives de Mc Gonagall, exaspérée par un tel niveau de décibels.

Seul, Harry avait l'air absent. Hermione pensa alors que les labradors devaient lui rappeler son parrain qui pouvait se transformer en un gros chien noir. Sirius Black avait été tué à la fin de leur 5ème année lors de leur malheureuse escapade au Département des Mystères.

Malgré tout le soutien et l'amour qu'il avait reçu de ses amis après cette dure épreuve, Harry ne s'était jamais vraiment remis de la perte de son dernier parent sorcier.

Il était moins bavard et avait souvent besoin de moments de solitude.

En sortant du cours, Hermione sentit quel qu'un lui serrer le bras. Harry avait repris un air dur, celui qu'il avait normalement en temps de bataille, et l'emmena dans un couloir, loin des autres.

Elle pensa que ce passage rapide de la tristesse à la détermination n'augurait rien de bon.

Il semblait agité, tracassé, il regardait sans cesse à droite et à gauche pour vérifier que personne ne serait susceptible de les entendre.

-"Harry ?" l'appela t elle doucement pour capter son attention.

-"Oui, bon écoute...ce soir après le dîner, je réunis quelques personnes de confiance en plus de toi, moi et Ron. Je dois vous faire part d'une affaire louche que j'ai découvert il y a deux jours. Je veux qu'on se réunisse pour en parler, voire agir... J'ai déjà prévenu les membres de l'Ordre et je vous transmettrais leurs conseils".

Elle l'écoutait attentivement . Il fit une pause, gêné, et en vint au fait :

- "Le problème c'est que la Tour de Gryffondor n'est pas un lieu de réunion assez discret. J'ai confiance en les autres mais s'ils étaient au courant de cette affaire, ils paniqueraient et il pourrait y avoir des fuites. Ce ne serait pas prudent.

J'ai pensé qu'il fallait mieux réunir uniquement nos compagnons de combat, ceux qui sont au c½ur de la lutte."

Elle acquiesça d'un mouvement de tête et comprit tout de suite ce qu'il allait lui demander :

-" On peut le faire dans la salle commune des préfets en chef si c'est ça à quoi tu penses."

"Tu as deviné juste. " lui répondit il en souriant.

Elle enchaîna :

- "Ok, alors dis aux gens invités de s'y rendre, après le dîner, mais pas tous ensemble et pas au même moment. Il ne faut pas attirer l'attention. Quand à Drago...

Harry la coupa abruptement :

-" Y a pas de problème , j'en ai parlé avec lui et avec Dumbledore, il faut qu'il soit impliqué au maximum. De toute façon c'est le meilleur moyen de le protéger de la vengeance des Mangemorts. On lui fait confiance ...toi aussi d'ailleurs..."

Il avait prononcé ces derniers mots d'un ton plein de sous entendus qui la fit sourire. Elle rougit légèrement se sentant découverte.

Le Survivant avait bien cerné les sentiments de sa meilleure amie.

Il lui rendit son sourire et dit :

- " Allez, ça se voit comme le nez au milieu de la figure que vous vous plaisez ! "

Puis il reprit son sérieux et ajouta en chuchotant :

" Bon, à tout à l'heure? Motus et bouche cousue."

Ils se séparèrent pour aller déposer leurs affaires dans leurs dortoirs respectifs avant d'aller dîner.

Hermione croisa Drago dans la salle commune et en profita pour le prévenir de la réunion du soir. Il fut ravi de les accueillir et se mit à ranger à l'aide de sa baquette, les quelques habits et livres qui traînaient dans la salle.

"Voilà, c'est mieux comme ça." Il ne voulait pas que ses nouveaux amis pensent qu'il vivait dans le bazar.

Il avait toujours ce souci de présenter une face impeccable de lui au monde.

Elle approuva son initiative, lui fit signe qu'il était temps d' y aller et se tourna vers la porte.

Mais avant même d'avoir atteint la poignée, elle sentit une présence derrière elle. Il posa ses mains doucement sur ses épaules et se rapprocha un peu plus d'elle.

Hermione ferma les yeux, sentant un frisson d'excitation l'envahir. Il la troublait tant.

Drago se pencha à l'oreille de la jeune fille, et lui murmura :

"Ce soir après la réunion, je t'emmène pour te montrer quelque chose". Puis, il la serra contre lui avec une immense tendresse comme si elle était fait de cristal.

Elle se laissa bercer pas la chaleur qui émanait du corps du jeune homme puis se retourna vers lui mettant fin à cette douce étreinte.

Elle le regarda, les yeux interrogateurs et rieurs quand à la surprise de ce soir. Il lui sourit mais ne voulu rien dire. L'attente n'en sera que meilleure se dit elle. De toute façon, une surprise venant de Drago ne pouvait que lui faire plaisir.

Vers 20h45, les deux préfets en chef étaient de retour dans leur salle commune dans l'attente de leurs invités.

Ceux ci arrivèrent au compte goutte par petits groupes composés des personnes les plus proches du Trio depuis le début de leur scolarité.

Harry et Ron arrivèrent les premiers, suivis quelques minutes plus tard par Ginny et Luna Lovegood.

Cette dernière avait sympathisé avec le Trio après leur aventure de la fin de cinquième année. Elle avait quelque peu normalisé son caractère à leur contact., notamment en venant au Terrier deux étés de suite.

Elle restait quelqu'un d'excentrique car c'était un moyen de défense face aux autres mais avec le Trio elle se détendait plus.

Mais le plus important était que Luna avait semblé être la seule à pouvoir consoler et comprendre Harry après la mort de Sirius. Elle avait elle même perdu sa mère très jeune.

Ils avaient passé de longues heures à discuter de Patmol près du lac. Cela avait beaucoup soulagé Harry. Parfois le réconfort vient de là où l'on s'y attend le moins.

Quelques minutes plus tard, les derniers participants entrèrent dans la salle : Neville Londubat, Seamus Finnigan et Dean Thomas, compagnons de dortoir (et parfois de lutte) de Harry depuis sa première année à Poudlard.

Les neufs participants étaient tellement contents de se retrouver que les discussions s'enchaînèrent tout de suite sur les cours, les examens, les potins du collège, l'avenir...

Drago et Hermione leur distribuèrent des verres de jus de citrouille pour rendre la soirée plus conviviale.

Harry fut un peu réticent à les replonger dans une réalité moins légère. Néanmoins, vingt minutes après l'arrivée de tout le monde, il se leva et s'avança au centre de la pièce.

Le silence se fit presque instantanément.

Tous ses amis connaissait Harry qui, dans l'action, possédait toutes les qualités du leader.

Il commença d'un ton sérieux, comme s'il donnait un cours magistral :

-" Je vous ai tous convoqués ici ce soir pour vous faire part d'une découverte inquiétante et qui, à mon avis, a un lien avec notre lutte contre Voldemort."

Ils frémirent légèrement à l'écoute du Nom mai s plus par habitude car ils savaient ce que c'était que de voir le Mage Noir agir.

Harry reprit :

-" Il y a deux jours, j'ai découvert, près de la Volière, cette lettre, un peu enfouie sous la paille des oiseaux."

Il tira de la poche de son uniforme un morceau de parchemin froissé.

-"Je suis quasiment sûr qu'elle est tombé de la poche de Gobesang. En effet, je l'ai croisé en entrant dans la Volière et ai remarqué que sa main gauche était couverte de sang. Il m'a jeté un regard suspicieux en rangeant sa main dans sa poche et s'est dirigé vers la Grande Salle. Or si vous regardez bien la lettre en question, il y a une trace rouge en bas à droite et qui s'avère être du sang."

Tous écoutaient avec attention l'exposé de Harry. Amusée et intriguée, Ginny lui lança:

- " Vas y Sherlock Holmes, on veut savoir la suite. "

Il lui sourit puis continua :

"Ce qui nous amène au contenu de la lettre. Il y a écrit :

" La Licorne aura lieu le 6/02. N.M "
Puis il tendit le papier à Ron qui le fit circuler parmi tous les participants.

Après quelques instants de silence, le Survivant reprit :

"Il est clair qu'il s'agit d'un langage codé. Pour moi, Gobesang est sans doute en relation avec des Mangemorts."

Drago le coupa brutalement et dit d'un ton dur et détaché :

- " Oui, je confirme tes dires Harry, car cette écriture est celle de ma mère, Narcissa Malfoy.

C'est sa signature en bas du parchemin."

Tous regardèrent l'ancien Serpentard avec admiration. Il avait vraiment changé de camp pour ne pas hésiter à dénoncer sa propre mère. Hermione lui prit la main en signe de soutien sans se soucier de ce que pourraient penser les autres.

-" C'est bien ce que je pensait mais j'attendais ta confirmation, Drago." ajouta Harry.

La discussion sur l'affaire Gobesang s'engagea alors, les hypothèses les plus folles circulant à propos de l'interprétation de la lettre.

Harry les rassura : Dumbledore était au courant des sombres actions de son gardien mais pensait qu'il était plus judicieux de le garder à Poudlard pour lui soutirer, à son insu, d'autres informations plutôt que de le renvoyer. Ils approuvèrent le choix du directeur.

Celui ci , commençant à se faire vieux, se faisait de plus en plus seconder par Harry et les membres de l'Ordre pour les enquêtes sur les Mangemorts.

De toute façon le Survivant était le plus impliqué par cette affaire, même si ses nombreux amis l'accompagnaient dans la lutte.

Dans le duel final, il n'y aurait que Harry et Voldemort.

Les participants décidèrent, suivant les conseils de Lupin et M.Weasley, d'instaurer un planning afin de surveiller le gardien suspect. Ils assureraient les gardes à tour de rôle, en fonction de leurs emplois du temps et en tentant de ne pas se faire repérer.

La date indiquée par le papier, quoiqu'elle signifiait, serait un jour de grande vigilance pour tous les élèves et adultes luttant contre Voldemort.

Il ne restait plus qu'à se préparer et attendre;

La salle commune se vida peu à peu et ,vers 23h, les préfets en chef se retrouvèrent seuls à ramasser les verres, des idées noires plein la tête.

Hermione brisa le silence :

-" Eh bien finalement, Harry avait raison de penser que ce Gobesang cachait quelque chose. Le jour où il est arrivé à Poudlard, Harry et Ron ont tout de suite senti qu'il n'était pas net."

-" Oui, il faudra le surveiller de près à partir de maintenant " ajouta Drago en soupirant "Cette attente est dure à supporter. On se sent menacé en permanence.

Tous les trois, vous avez eu du cran de gérer les enquêtes, l ' attente et les combats depuis six ans. Je ne pensais pas que c'était aussi dur. On est bloqué ici sans pouvoir vraiment agir, prisonnier de notre statut d'élèves."

"Il faut se dire qu'on subit une sorte de préparation" lui répondit elle pour l'adoucir "Je sais que ce n'est pas très rassurant ce que je vais te dire mais, dans les combats importants, on est toujours impliqués et, malheureusement, dans le feu de l'action..."

"Tu as sans doute raison. En tous cas, je ne serais tranquille que lorsque le six février sera passé. Il faudra redoubler de vigilance ce jour là. C'est dans à peine une semaine."

Elle s'assit sur un fauteuil et soupira en se prenant la tête entre les mains:

-" Hélas, il a fallu que nous vivions ces jours sombres. J'aimerais tant que Voldemort nous laisse tranquille pour vivre sans cette épée de Damoclès au dessus de nos têtes ... mais d'un autre côté, j'attends avec impatience la bataille finale pour qu'on débarrasse définitivement de Lui !"

Elle avait dit cela les poings serrés et sa voix trahissait son émotion à l'évocation de toutes les épreuves qu'elle avait traversé.

Ce qu'elle désirait aussi terriblement, c'est que tous puissent vivre normalement, surtout Harry, qui ne profitait pas pleinement de sa jeunesse.

Drago l'observait : elle se tenait devant lui petite, fragile mais elle dégageait une telle force dans la détermination qu'il ne pu s'empêcher de l'admirer encore plus.

Il s'approcha d'elle, lui prit les deux mains et dit :

" Je t'adore quand tu prends ton air de combat et j'aime aussi que tu ne doutes pas de notre victoire. Par contre, j'aurais aimé que l'on n'ait pas en tête tous ces soucis le soir de ma surprise."

A la mention de la surprise, Hermione fit le vide tant bien que mal dans son esprit et retrouva très vite le sentiment d'excitation qu'elle ressentait avant la réunion.

Drago jeta un coup d'½il par la fenêtre. La nuit était claire, le ciel dégagé, il ne neigeait pas.

- "Parfait" dit il les yeux pétillants.

Puis il s'agenouilla et tira de dessous l'un des fauteuils un morceau de tissu qu'Hermione reconnu être la Cape d'Invisibilité de Harry.

Drago la déplia, s'en enveloppa et soudain, sous la magie de la cape, son corps disparut entièrement.

Hermione connaissait les effets de la cape, l'ayant utilisée de nombreuses fois elle même, mais elle ne put s'empêcher de rire à la vue de la tête de Drago flottant dans les airs.

Un souvenir hilarant lui revint en mémoire:

-"Tu sais, en troisième année, à Pré au Lard, quand toi, Crabbe et Goyle avaient été attaqué par quelque chose d'invisible près de la Cabane Hurlante. En réalité, c'était Harry sous la cape qui vous faisait tomber et vous lançait des boules de neige. On a bien rigolé ce jour là".

Drago eut un rictus en repensant à cette humiliation, puis lui dit :

-" Oui, Harry m'a confessé ça quand il m'a prêté la Cape. Je ne faisais pas le fier ce jour là."

Ils rigolèrent tous les deux de bon c½ur en repensant à ce souvenir.

Un peu soucieuse, Hermione lui demanda :

" Qui d'autre que Harry est au courant pour la surprise de ce soir ? Tu comprends, j'ai peur que Ron le prenne mal. Déjà qu'il ne m'a même pas dit bonsoir tout à l'heure...."

"T'inquiètes pas. Y a que Ginny et Harry qui sont au courant et ils ont juré de n'en parler à personne." Et il lui fit signe de venir le rejoindre sous la Cape.

Elle était rassurée et ravie qu'il ait préparé sa surprise avec ses deux meilleurs amis et aussi qu'il ait eu la prudence d'emprunter la cape pour ne pas se faire prendre à se balader dans les couloirs la nuit.

Collés l'un à l'autre sous la cape, ils sortirent de la salle commune et il l'emmena parmi les corridors et couloirs. Puis ils montèrent plusieurs escaliers.

Enfin, ils arrivèrent en haut de l'un deux, enlevèrent la cape et se retrouvèrent à l'air libre.

" Mais on est au sommet de la Tour d'Astronomie ! "constata Hermione qui, absorbée par son contact avec Drago n'avait pas bien regardé où ils allaient " Tu veux me faire observer les étoiles ? "

"Pas la peine " répondit il " Car elles ne brillent pas bien fort comparé à la lumière que tu dégages."

Elle rougit et lui prit la main.

La nuit était belle, une brise fraîche d'hiver leur rafraîchissait le visage.

Puis, il lui dit lentement, comme pour savourer ce moment :

"Il y a une semaine alors que je cherchais une idée de surprise, Ginny m'a raconté que son frère, Charlie, lui avait dit qu'il y aurait, ce soir, vers minuit, cinq dragons avec leurs dresseurs,qui passeraient au dessus du château."

Les yeux de la jeune fille s'illuminèrent à l'annonce de cette nouvelle. Pouvoir observer des dragons était un événement assez rare pour le sorcier ordinaire.

Il continua :

- " Apparemment, ils sont transférés dans une réserve plus au Nord du pays."

Elle fut touchée car la surprise de Drago était inattendue, instructive et romantique. Il la connaissait bien maintenant et savait exactement ce qui lui faisait plaisir.

La lune illuminait le ciel, il était minuit pile.

Il mit ses bras autour de ses épaules et ils aperçurent, venant du Sud, cinq ombres qui grossissaient au fur et à mesure qu'elles se rapprochaient du Château.

Les animaux, impressionnants, passèrent 50 mètres au dessus d'eux.

Leurs larges ailes brassaient l'air avec aisance, leurs griffes noires étaient acérées, leurs peau faite d'écailles brillait sous la lumière de la Lune, et des volutes de fumées s'échappaient de leurs narines. Les deux adolescents restèrent sans voix devant ce spectacle, mi effrayés, mi impressionnés.

Ils se sentirent tous petits face à la puissance et la majesté des dragons.

Soudain, Hermione serra la main de Drago, et lui désigna le dernier dragon du groupe :

"Je le reconnais celui là, c'est un Norvégien à Crête. Hagrid en avait un bébé de cette race en première année mais il a du s'en séparer car il passait son temps à manger et à tout brûler sur son passage, a commencer par nous ! "

Drago rigola en écoutant l'histoire de Norbert le dragon, et dit à Hermione:

" Je me rends compte que tu as vécu plein de moments passionnants avec tes amis en plus des moments douloureux . Moi je veux en vivre plein d'autres avec toi, enfin plutôt les moments heureux, tu veux ?"

"Oui, j'aime cette idée....mais ne t'inquiètes pas car mon "Drago" préféré, c'est toi."

Il passa ses bras autour de la taille de la jeune fille pendant qu'elle laissait glisser ses doigts dans ses cheveux blonds déjà décoiffés par le vent.

Elle riait et tout en elle semblait sublimé en cet instant.

Drago se pencha alors vers elle et l'embrassa avec une douceur infinie. Bercée par la fraîche brise de la nuit, elle se laissa électriser par ce baiser.

Il la serra fort contre lui, elle qui représentait son bonheur, son retour à la vie.

En cet instant magique, sous les étoiles, ils ne faisaient plus qu'un.

( ce chapitre trop romantiiiique :P <3<3<3 )

# Posté le lundi 26 mars 2007 15:32

Modifié le lundi 26 mars 2007 15:50

Fanfiic suiite ....

 Fanfiic  suiite ....
Intrigues : première partie


La main dans la main, ils passèrent le chemin du retour à parler des dragons de différentes sortes, de leurs habitats, de la façon dont les sorciers cachent leur existence au Moldus...
Drago confessa à Hermione qu'il avait été épaté de la performance de Harry contre le Magyar à Pointes durant le Tournoi des Trois Sorciers., il y a deux ans.

Lovés dans un fauteuil de la salle commune, ils passèrent des heures à parler d'eux, de leurs goûts, de leur avenir (avec l'espoir qu'il serait commun) sans se soucier du temps qui passait.

Ils s'embrassaient avec passion, tout leur paraissait simple, facile.

Drago se sentait un nouvel homme, jamais il n'avait ressenti un tel bien-être avec une fille. Il surveillait ses mouvements, pour ne pas devenir trop entreprenant

Il ne voulait pas gâcher ce lien si pur établi avec Hermione

Enfin vers trois heures du matin, ils se séparèrent (non sans peine) pour aller se coucher.

Le lendemain, Hermione sortait doucement des bras de Morphée, la tête pleine de rêves merveilleux, quand elle perçut une présence à côté d'elle.

Elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite, et sentit qu'une main fraîche et rugueuse par endroits, lui caressait le joue d'un geste lent.

Elle esquissa un sourire de satisfaction, se laissa bercer par ce contact pendant quelques instants, puis ouvrit les yeux.

Drago, assis sur le rebord de son lit, lui souriait, ses cheveux blonds très clairs lui retombant avec élégance sur le front. Derrière les traits carrés et affermis de l'homme, il avait un air angélique et juvénile.

Ce contraste faisait tout le charme du jeune homme. Ebahie, elle le contempla pendant quelques minutes.

Puis, il lui dit, un sourire aux lèvres :

" Je n'ai pas pu m'empêcher de venir te réveiller. Tu me manquais déjà. Enfin je vais pouvoir profiter des mes avantages de préfet en chef pour t'embêter quand je voudrais."

Elle sourit en pensant que ce genre d'embêtement ne la dérangeait pas, bien au contraire.

Prenant la main gauche de Drago, celle soignée en début d'année, elle la serra dans la sienne :

- "J'aurais reconnu ces doigts entre mille."

Puis, elle se redressa dans son lit.

"Je dois avoir une de ces têtes, toi, tu dois regretter le rapprochement d'hier..." ajouta elle en tentant de se lever et d'attraper sa brosse à cheveux.

Il la bloqua pur la maintenir dans les draps du lit et lui prit le visage entre ses deux mains.

" Tu es radieuse au petit matin. Je suis tellement heureux que je te trouve encore plus belle qu'hier soir."

Il déposa sur ses lèvres asséchées par la nuit , un baiser un rafraîchissant.

Elle frissonna et passa ses mains derrière la nuque du jeune homme en mettant un peu plus de fougue dans ce second baiser.

Ravi, il bascula dans le lit, l'enveloppant de ses bras pour continuer cette étreinte en position horizontale.

Un quart d'heure plus tard, Hermione émergea des oreillers, les cheveux encore plus ébouriffés qu'au réveil. Drago se releva, un peu essoufflé, les cheveux aussi en bataille.

- "Bon un peu de sérieux" dit elle d'une voix perturbée mais se voulant ferme, "On a cours dans une demie heure. Je file prendre ma douche. Déjà qu'on a raté le petit déjeuner..."

Drago sortit du lit, et défroissa son uniforme.

" Ne t'inquiètes pas, j'y suis allé quand tu dormais. J'ai dit que tu avais travaillé tard hier et que tu profitais du petit déjeuner pour te reposer encore un peu. Je t'ai aussi rapporté quelques toasts et du jus de pomme. C'est dans la salle commune sur mon bureau."

Elle sortit à son tour de la douce chaleur du lit et mit ses mains autour de la taille de Drago.

- "Mais tu es parfait comme petit ami, toi ...je vais peut être te garder quelques temps..." dit elle en le taquinant.

Il se pencha à son oreille et lui susurra : " Et, tu n'as rien encore vu, j'excelle particulièrement la nuit, dans un lit, quand tous les chats sont gris..."

- "Et monsieur est poète en plus..." lui répondit elle.

Il lui déposa un baiser dans le cou qui la fit frissonner et lui dit :

"Bon je te laisse te préparer. Je t'attends à côté".

De retour à la réalité, Hermione entama une lutte contre le temps : douche, coiffage des cheveux, brossage des dents, habillage...

Après cela il ne restait plus que dix minutes avant le début du cours d'Histoire de la Magie.

Elle débarqua dans la salle commune, croqua dans un toast, avala une gorgée de jus de pomme et de dirigea vers la porte.

Soudain, elle s'arrêta et se retourna vers Drago. Une question la taraudait : Fallait il révéler leur relation aux autres dès ce matin ? Comment réagiraient ils ? Elle avait vraiment peur de faire du mal à Ron.

Drago observa le visage de sa chérie et comprit ses préoccupations. Il lui dit :

- " Tu penses à la réaction des autres en nous voyant ensemble?"

Elle hocha la tête. Il hésita un instant puis se lança :

-"C'est peut être mieux de contenir cette nouvelle. Harry et Ginny sont sûrement au courant vu qu'il m'ont aidé pour la surprise, mais je pense qu'il faut mieux qu'ils restent les seuls à savoir."

Il attendit la réaction de la préfète et fut soulagé de la voir sourire. Ils étaient d'accord sur ce point : mieux valait ne pas en parler tout de suite, le secret ne rendrait la situation que plus excitante.

Elle lui dit d'un ton calme :

- "Oui c'est mieux ainsi, en tous cas pour l'instant. Je suis sûre que Ginny va me poser des tas de questions."

Puis, elle allait tourner la poignée de la porte quand Drago la plaqua contre le mur la bloquant face à lui.

Il la regarda dans le fond de ses yeux noisette et dit d'un ton enfantin et capricieux :

- " Si je n 'ai pas mon bisou, je risque de ne pas être sage aujourd'hui..."

Elle l'enlaça de toutes ses forces et l'embrassa fougueusement pour être sûre qu'il se souviendrait de ce baiser toute la journée.

Puis, elle sortit de la salle et lui jetant un sourire charmeur. Il la suivit, un peu abasourdi et chancelant, mais le coeur léger.

Toute la matinée, pendant les cours, ils se comportèrent en bons amis comme d'habitude, se lançant toutefois plus de sourires tendres que d'habitude.

Hermione croisa plusieurs fois le regard interrogateur et pétillant de Harry, mais lui fit comprendre qu'elle lui raconterais tout plus tard.

Mais le Survivant ne voulait pas attendre et essaya de la faire parler sur sa soirée avec Drago pendant le cours d'histoire de la Magie.

Binns, le professeur fantôme déblatérait d'un ton monocorde sur les migrations de centaures au 17 éme siècle, et comme d'habitude ne semblait pas se rendre compte des conversations entre les élèves qui ne prenaient même plus la peine de baisser la voix.

Dans cette ambiance détendue et avec le bruit régnant dans la salle, Hermione aurait pu sans craindre d'être entendue, se confier à Harry, surtout que Ron était à l'autre bout de la salle entrain de jeter les avions ensorcelés par la fenêtre.

Mais, elle refusa catégoriquement : les études passaient avant le plaisir et elle s'était juré de résister au pouvoir soporifique de la voix de Binns.

Elle se dit que comme c'était la dernière année à Poudlard elle voulait finir en beauté, en obtenant ses examens haut la main.

Au déjeuner, alors que le Trio se dirigeait vers la Grande salle pour rejoindre leurs amis déjà attablés, Harry prit un air terrifié et dit :

- "Oh mon dieu ! J'ai oublié ! J'ai un devoir à faire pour Rogue en Occlumency ! Il faut que je file à la bibliothèque. Tant pis pour le déjeuner. J'espère que je vais pouvoir le finir avant le cours d'Herbology de cette Aprèm."

Harry continuait en effet à prendre des leçons d'Occlumency, une fois par semaine, avec Rogue, afin d' apprendre à fermer son esprit aux tentatives de pénétrations extérieures, et surtout à celles du Mage Noir.

C'était une discipline très éprouvante émotionnellement car elle demandait une grande concentration. Le Survivant commençait toutefois à bien maîtriser ses émotions et s'améliorait si rapidement que Rogue l'avait même félicité (seulement une fois, faut pas rêver !).

Ce succès etait dû en partie à la lente normalisation des relations entre le professeur et l'élève. Le Maître des Potions se montrait moins incisif envers Harry car il culpabilisait un peu d'avoir stoppé brutalement l'enseignement de la matière en cinquième année et d'avoir ainsi contribué au désastre de l'expédition au Département des Mystères.

En réalité, le Trio soupçonnait aussi que Rogue s'était fait passer un savon par Dumbledore pour son irresponsabilité ce qui l'avait mené à reconnaître ses erreurs (secrètement car il était trop orgueilleux).

En tous cas, dans le cas présent, cette histoire de devoir semblait être l'argument idéal pour qu'Harry s'éclipse et écoute ainsi les confessions d ' Hermione .

Celle ci, comprenant d'un coup d'½il où il voulait en venir, prit sa voix de "professeur Mc Gonagall en colère" :

"Ce n'est vraiment pas sérieux Harry ! Je t'ai toujours dit qu'il fallait tout noter! Non mais quelle inconséquence ! Tu te rends compte qu ' en négligeant l'Occlumency tu ouvres tes pensées à Tu sais Qui ! Bon je vais venir t'aider sinon tu vas encore te faire punir."

Elle soupira en regardant Harry qui baissait les yeux en faisant le mauvais élève.

Puis, elle se tourna vers Ron, qui, habitué aux leçons de morale de son amie, observait la scène en silence.

- " Tu peux prévenir les autres que nous ne les verrons qu'au dîner ? " demanda t elle au rouquin d'un ton mielleux.

Ron avait l'estomac qui criait famine et répondit " Bien sûr " à Hermione.

Il ne semblait pas relever le bizarre de la situation, ni le fait qu'Harry n'avait jamais eu de devoir en Occlumency auparavant.

Il les laissa et entra dans la Grande Salle. L'appel du ventre avait été plus fort.

Quand il se fut assez éloigné, Hermione se retourna vers Harry :

- "Tu es vraiment infernal. Tu ne pouvais pas attendre ce soir ? "

Elle voulait paraître fâchée mais n'y arrivait pas car elle brûlait au fond d'elle même de raconter son bonheur à son meilleur ami.

Harry l'emmena comme prévu à la bibliothèque. Ils s'installèrent à une table un peu dans l'ombre au fond de la salle et firent semblant de lire un livre intitulé Occlumency/Legilimencie : la lutte des pensées.

Ils venaient à peine d'ouvrir le livre que Ginny, essoufflée débarqua à leur table.

" Ouf, j'arrive pas trop tard j'espère ? J'ai eu un mal fou à me débarrasser des autres au déjeuner. J'ai prétendu être fatiguée et ils m'ont posé plein de questions sur mon état de santé.... Enfin bref, qu'est ce qu'elle a raconté ?" demanda la rouquine en se tournant vers Harry.

- "Rien encore on vient d'arriver".

Les deux complices se firent un sourire malicieux.

Hermione eut un petit rire et leur dit :

-" Ah, je vois que votre plan était bien rodé. Vous êtes pires que des comères ! "

Ginny rigola à son tour, et dit : " Le plan c'était mon idée et on ne te lâchera pas avant que tu nous ai TOUT raconté."

- "C'est vrai c'était son idée" ajouta Harry en rougissant légèrement "Moi, de toute façon, je ne suis pas tellement friand de potins..."

- "Peut être" dit Ginny "mais tu es quand même venu pour écouter Hermione. Bah c'est normal, on est célibataires donc on veut entendre les histoire d'amour des autres."

Hermione rigola en écoutant Ginny, elle était vraiment heureuse qu'ils soient là car cela prouvait qu'ils tenaient à son bonheur.

Elle leur raconta la soirée, la beauté des dragons et les remercia d'avoir participé à l'organisation de la surprise. Ses joues rosirent légèrement en arrivant à la partie du baiser et elle baissa les yeux pour ne pas rencontrer leurs regards rieurs.

Ginny avait un sourire béat figé sur son visage, elle soupira et dit :

-" Oh là là ! c'était la soirée parfaite pour résumer. Je suis certaine qu'il est profondément amoureux de toi. Ca se voit tout de suite, il est si attentionné !"

Hermione sourit à la pensée que Drago pourrait être amoureux d'elle mais elle chassa cette pensée de sa tête ne voulant pas précipiter les choses. Elle n'était même pas sûre de ses propres sentiments envers le garçon.

Elle savait seulement que la rouquine avait vu juste : il tenait à elle et se comportait différemment d'avec les autres filles. Les années passées, Drago, le bourreau des c½urs,enchaînait les conquêtes. Les filles défilaient dans sa chambre et en ressortaient la plus part du temps furieuses de s'être fait larguer au bout d'une nuit.

A la pensée du passé " d'expert goujat et coureur de jupons " de son petit ami, Hermione eu un rictus de désapprobation.

Mais elle était aussi secrètement très fière de l'avoir métamorphosé à ce point sans pratiquer sur lui un seul sort.

Elle sortit de sa réflexion et reporta son attention sur le conversation dans la bibliothèque.

Ses deux amis célibataires lui lançaient des sourires envieux, eux aussi voulaient probablement vivre avec quelqu'un ce qu'elle partageait avec Drago.

Hermione était sûre d'avoir vu Harry jeter un regard tendre à Ginny quand elle ne le regardait pas et vice versa. Ces deux là avait une relation d'amitié ressemblant de plus en plus à une sorte de cache-cache amoureux : Ginny était tombée amoureuse de Harry dés leur rencontre mais ce dernier, trop absorbé par la belle Cho Chang, restait indifférent aux charmes de la rousse.

L'année dernière, Cho, fatiguée de sa relation en dents de scie avec Harry, s'était jetée dans les bras d'un Poufsouffle de septième année.

Harry avait eu beaucoup de mal à s'en remettre, sachant toutefois que s'il avait été plus entreprenant et attentif, cela ne serait pas arrivé.

Mais il est difficile de construire une relation avec une fille, quand on vient de perdre son parrain et que l'on a le plus puissant mauvais sorcier du siècle à ses trousses.

De son côté, Ginny était sortie avec plusieurs garçons (au grand désespoir de Ron qui jouait les grands frères protecteurs) sans vraiment être amoureuse.

Elle s'était remise de sa rupture avec son petit ami français et se retrouvait maintenant célibataire comme Harry.

Hermione savait que ces deux là se connaissaient par coeur et qu'ils seraient parfait l'un pour l'autre. Peut être ne s'en étaient ils pas encore aperçus ?

La sonnerie stridente annonçant le début des cours de l'après midi les sortit tous les trois de leur réflexion de la manière la plus brutale qui soit.

Avant de se séparer, Hermione leur prit chacun une main et leur fit jurer de garder secrète son idylle avec Drago. Ses deux amis acquiescèrent confirmant que ce n'était pas encore le bon moment pour révéler cette relation aux autres. Ils échangèrent un regard significatif : "aux autres" voulait dire "surtout pas à Ron".

Pendant le cours d'Herbology, les élèves eurent la tâche compliquée et dangereuse d'extraire la sève des tiges de plantes carnivores qui ne cessaient de vouloir leur mordre les mains.

Les rires fusaient dans la serre réchauffant un peu l'atmosphère glaciale de ce début de février.

Hermione et Drago, qui ne s'étaient pas parlé de la matinée ni au déjeuner, se mirent ensemble pour les travaux pratiques.

Elle lui raconta à voix basse, pour que lui seul entende, son entrevue avec Harry et Ginny.

Tout en manipulant les plantes, ils riaient comme des gamins et frémissaient quand leurs mains se rencontraient.

Ron, qui travaillait avec Dean de l'autre côté de la serre, leur lançait des regards noirs de temps à autre. A chaque rire d'Hermione aux plaisanteries de Drago, il avait l'impression qu'on lui plantait un couteau au plus profond de sa chair. C'était évident qu'il était encore amoureux de la petite brune. Le rouquin ne parlait presque pas, comme accablé par la jalousie et la peine.

Hermione se rendit compte de la fureur de Ron et mit un peu de distance entre elle et Drago, ce qui n'est pas chose facile dans une relation naissante et aussi forte que la leur.

Le blond comprit le geste de sa petite amie et n'objecta pas. Le couple était vraiment en harmonie, leurs pensées semblaient connectées sans qu'ils aient besoin de se parler.

# Posté le lundi 26 mars 2007 15:52

Intriigues suiite

Intriigues suiite
Intrigues : 2ème partie


Mais les jours suivants, les deux tourtereaux redescendirent rapidement sur terre car la date menaçante du six février arrivait à grands pas.

Harry avait mis son groupe au courant des comptes rendus de Dumbledore. En effet, des plans secrets de contre attaque et des mesures de sécurité renforcées avaient été mis en place dans tous les lieux publics "à risques" : les banques Gringotts, la voie neuf trois quart, le Chemin de Traverse, le ministère, Ste Mangouste...

La veille du jour "J" , le ministère et ses agents étaient en alerte maximale bien que toutes ces mesures soient tenues secrètes pour ne pas provoquer la panique chez la communauté sorcière.

Depuis trois ans, les sorciers étaient au courant du retour de Voldemort, mais le ministère ne laissait échapper que les informations primordiales sur la lutte.

Hermione remarqua que Harry semblait très satisfait du dispositif de défense mis en place. Cela signifiait qu'on le prenait réellement au sérieux et que son aide était essentielle pour contrer Vous Savez Qui.

Le cinq février au soir "le groupe de l'affaire Gobesang" prenait son dîner dans la Grande Salle. Avec les professeurs et le ministère, ils étaient les seuls à être au courant de la menace pesant sur le lendemain. Les autres élèves mangeaient en discutant gaiement sans se soucier d'autre chose que de leur devoirs, ignorants de la dure réalité.

Les "neufs" (comme ils s'étaient eux même surnommés) dînaient dans un silence plein de sous entendus et d'angoisse.

Harry fixait son assiette de petits pois avec une telle intensité de réflexion que des volutes de fumées semblaient lui sortir des oreilles.

Neville, Seamus, Dean et Ron faisaient les mots croisés de la Gazette du Sorcier en chuchotant (en 10 lettres : bête à sabots ailés m'aimant pas les blondinets...lol).

Ginny et Luna lisaient d'un ½il un article du Chicaneur sur les problèmes de personnel dans les banques Gringotts engendrés depuis le départ des Gobelins.

Quant à Hermione et Drago, ils se tenaient nerveusement la main sous la table, préférant partager leurs angoisses plutôt que de les souffrir chacun de leur côté.

Tous se jetaient de temps autre des regards inquiets et interrogateurs. Ils avaient longuement parlé du jour "J" et de ce que Voldemort pourrait tenter. Seamus les avaient même fait paniquer en leur parlant de la bombe atomique, une arme moldue horrible.

Plongés dans un doute destructeur, ils attendaient maintenant le "quelque chose" en espérant être le mieux préparés possible.

Cette nuit là, Hermione dormit mal. Elle se réveilla plusieurs fois dans la nuit et mettait des heures à se redormir tellement les pensées se bousculaient dans sa tête.

Vers cinq heur trente du matin, après un énième réveil, elles leva , prit sa douche et s'habilla.

Au moins s'activer la faisait penser à autre chose qu'aux questions angoissantes sans réponse qui assaillaient son cerveau.

Elle prit un manuel d'Arithmancie et se rendit dans la salle commune.

Drago était là, son regard gris orage perdu dans les flammes rougeoyantes de la cheminée. Au dehors, le ciel était noir, abandonné peu à peu par la Lune et pas encore illuminé par le soleil.

-" Ca fait longtemps que tu es levé ? " lui demanda t elle pour tenter d'attendrir l'air dur figé sur le visage du jeune homme.

Il ne l'avait pas entendue entrer et se retourna d'un geste vif. En la voyant, son expression s'adoucit aussi tôt. Sa présence rendait toute situation plus supportable . Il lui sourit adorablement.

- "Depuis une heure environ. Je ne pouvais plus dormir. Et toi ?"

-" Pareil, j'ai tournicoté dans mon lit toute la nuit."

-" Viens "lui dit il en l'invitant à prendre place près de lui sur le canapé "Autant rendre cette attente agréable."

Il avait raison, elle se sentait tout de suite mieux près de lui, plus sereine.

Elle le rejoint et ils sentirent leurs parfums se mêler. Drago commençait déjà à se demander comment il avait pu vivre sans elle pendant si longtemps.

Dans les bras l'un de l'autre, ils attendirent l'heure du petit déjeuner en sommeillant légèrement.

Enfin, à 7h30, ils se rendirent dans la Grande Salle pour retrouver les mêmes visages crispés des "9" de la veille. Le reste du groupe ne semblait pas avoir beaucoup dormi non plus.

Les cours de la matinée se passèrent sans encombres bien que Harry était sur des charbons ardents et sursautait au moindre bruit inhabituel;

En Potions, Rogue ne semblait pas à l'aise non plus : il oublia d'enlever des points aux Griffondors et ne remarqua même pas que la potion de Ron était noire solide au lieu de gris gazeux.

Le maître des Potions était dur et encore plus impassible quand il s'agissait de Voldemort.

En tant qu'ancien Mangemort, il avait vu trop d'horreurs.

Juste avant le déjeuner, les "9" qui se déplaçaient ensemble comme pour être plus nombreux en cas d'attaque, furent abordés par Colin, un camarade Gryffondor qui semblait affolé.

Hermione sentit son adrénaline monter d'un seul coup en voyant la frayeur sur la visage de Colin. C'était aussi apparemment le cas du reste du groupe car leurs visages prient tous des teintes fantomatiques.

-" Harry...c'est affreux...je suis vraiment désolé..." commença Colin.

-" Quoi! Que se passe t il ?"demanda le Survivant en empoignant son camarade d'un geste sec.

-" Je ...j'ai... bousillé les photos de toi que je devait mettre dans le journal du Collège!" répondit Colin l'air piteux et les larmes aux yeux.

Harry sentit son estomac se décontracter et lâcha le petit blond . Il était furieux, lança un regard noir à Colin avant de partir à grands pas vers la Tour de Gryffondor en marmonnant qu'il n'avait pas faim.

L'insouciance de certains de ses camarades le révoltait.

Les huit autres entrèrent dans le grande salle en jetant un regard dédaigneux à un Colin qu'ils considéraient comme un cas désespéré.

Harry réapparut pour le cours de Métamorphose de l'après midi : le seul élément inhabituel était la distraction du professeur Mc Gonagall. Elle semblait perdu dans ses pensées et , fait rarissime, elle oublia de leur donner des devoirs.

Au dîner les élèves remarquèrent l'absence de Dumbledore qui avait été justifiée par un soi disant dîner réunissant les doyens du Wizengamot. En réalité, mais cela seuls les neufs les savaient, le directeur était à Londres pour une entrevue décisive avec Griouk , le porte parole des Gobelins. Ces derniers hésitaient toujours entre les deux camps et avaient formulé des listes entières de revendications.

Harry expliqua à ses amis que Dumbledore espérait parvenir à un accord avec les Gobelins pour que ceux ci restent neutre jusqu'à la victoire de l'un ou l'autre camp.

Alors qu'ils entamaient le dessert, (un crumble aux myrtilles) le professeur Chourave vint chercher Harry car le directeur était rentré de son entrevue et l'attendait dans son bureau. Il se leva et d'un signe de tête fit comprendre aux autres qu'il les tiendraient qu courant.

Le soir les deux préfet en chef travaillaient dans leur salle commune, un peu plus décontractés au fur et à mesure qu'approchait le fin de la journée.

Hermione était assise à son bureau et faisait une fiche de révisions sur les guerres de géants en histoire de la Magie.

Drago était aussi sensé travailler mais ne cessait de jeter à la brune des regards séducteurs si bien que son parchemin était couvert de larges tâches d'encre.

Elle souriait timidement tentant de rester concentrée sur son travail et de ne pas le regarder.

Ne pouvant plus supporter ce jeu de regards, il se leva et se planta derrière la chaise ou elle était assise . Il se pencha, entoura sa taille de ses bras, dégagea ses longs cheveux bruns et commença à l'embrasser dans le cou.

Hermione arrêta d'écrire sachant qu'elle ne pourrait rester impassible très longtemps. Elle sentit un frisson de plaisir parcourir son corps sous la douceurs des lèvres de Drago . Alors qu'elle se retournait pour embrasser l'objet de ses désirs, quelqu'un frappa à la porte de la salle commune.

-" Ouvrez! C'est nous" dit la voix de Harry perçant à travers la porte.

Déçus les deux amoureux se séparèrent maudissant quelque peu l'amitié à ce moment là, et Drago alla ouvrir la porte.

Harry et Ron entrèrent rapidement. Ce dernier, bien que brouillé avec Hermione, ne manquait jamais une occasion d'aller surveiller ce que faisaient les deux préfets en chef.

-" Dumbledore n'a pas convaincu Griouk. Ils hésitent encore" lança Harry d'un ton soucieux en se laissant tomber dans un fauteuil. Ron l'imita.

Drago et hermine se lancèrent un regard de déception et elle dit :

-" Au moins ils n'ont pas définitivement rejoint Voldemort"

-" Maigre consolation" constata Drago en soupirant;

Il eut un lourd silence puis Harry enchaîna :

-"Par contre, il semblerait qu'il y ait de l'eau dans le gaz au ministère. On reproche a Ombrage son manque de vigilance dans l'affaire Gobesang. Vous vous souvenez, c'est elle qui l'avait recommandé pour le poste de gardien à Poudlard. Elle pourrait même bien ne pas rester ministre de la Magie intérimaire bien longtemps."

-" C'est bien fait !" le coupa Hermione sur un ton de vengeance inhabituel chez elle "Je ne veux pas d'une extrémiste pour ministre ! Si elle restait en poste elle pourrait continuer à faire passer des lois rétrogrades comme celle contre les loups garous par exemple!"

Quand on parlait de Dolores Ombrage, le sang d'Hermione s'échauffait.

Elle n'avait pas pardonné la ministre pour sa méchanceté envers les élèves en cinquième année. Mais ce qui la mettait hors d'elle c'était le soin que prenait Ombrage pour décrédibiliser et oppresser tous les êtres moitiés-humains.

De nombreux amis du Trio avaient été persécutés par elle : Remus Lupin leur professeur

loup garou, Hagrid le demi géant et même Dobby et Winky, l'année passée car ils ne portaient pas l'uniforme réglementaire des elfes de maison de Poudlard.

Les trois garçons regardèrent Hermione en se demandant si elle allait se lancer dans une de ses fameuses tirades, dont elle avait le secret, en faveur de la libération des elfes de maison.

Mais la brune n'alla pas plus loin, considérant qu'il y avait plus urgent pour le moment,et s'assit à côté de Harry.

Ce dernier se lança dans le récit détaillé de son entrevue avec Dumbledore.

Drago, qui ne désespérait pas un jour de pouvoir entretenir une discussion civilisée avec Ron, s'éclipsa dans sa chambre pur chercher des sucreries de chez Honeydukes. En effet, le rouquin, dont les yeux pétillèrent à la vue des friandises, attrapa avidement une sucette goût "tarte au citron".

Hermione était aux anges : dans sa salle commune entrain de discuter avec les trois garçons qu'elle aimait le plus au monde.

L'initiative de Drago lui réchauffa le c½ur. En tant que jeune homme de bonne famille, il savait toujours ce qui ferait plaisir à ses invités.

Elle était touchée qu'il fasse un effort pour réchauffer la guerre froide installée entre lui et un Ron hermétique à tout rapprochement.

Finalement, une demie heure plus tard, Ron lança des regards peu discrets à Harry pour lui faire comprendre qu'il voulait partir. Le jeune Weasley ne voulait pas forcer une conversation ne venant pas naturellement. Etant sensé ne pas parler avec les deux préfets, la situation devenait délicate et de lourds silences s'installaient.

Puis, Harry annonça d'un ton faussement fatigué :

- " Je n'en peux plus moi" dit il en baillant aux corneilles "Je vais vous laisser..."

il se leva et se retourna vers Ron :

-" Tu viens ?"

Le rouquin, tiraillée entre son envie de fuir et celle de rester auprès d'Hermione qu'il voyait si peu, lança un regard hésitant à Harry. Puis il se leva et dit d'une voix traînante et supérieure inhabituelle :

-" Oui, je te suis;je ne suis pas fatigué mais j'ai promis à Lavande que je la laisserais m'aider en Divination.. . ça avait l'air de lui tenir tellement à c½ur..."

Ron laissa sa phrase en suspens et lança un regard presque hautain aux deux préfets en chef, tout fier de prouver qu'il avait d'autres amis et qu'il pouvait très bien s'amuser sans eux.

Décidant de pousser la provocation jusqu"au bout, il attrapa le reste des Chocogrenouilles et sortit après Harry.

Une fois la porte de la salle commune refermée et le bruit des pas de Ron et Harry évanouis dans le couloir, Hermione se laissa tomber dans le un fauteuil et lâcha d'un ton irrité :

-"Il devient désagréable ! tu as vu la façon dont il nous as snobé ?"

Elle repoussa vivement ses cheveux en arrière et ajouta :

-" Eh bien si il a d'autres amis tant mieux. Comme si j'avais besoin de le voir s'empiffrer de sucreries à longueur de la journée!"

Drago s'approcha d'elle et plongeât ses yeux bleus perçants au fond de ceux noisette d'Hermione . Elle se sentit fondre sous l'intensité de son regard et son c½ur se mit à battre plus vite comme à chaque fois qu'il se rapprochait d'elle.

Il lui dit posément :

-"Je sais bien que son habitude te préoccupe... bien sûr que non, tu t'en fous pas ... tu voudrais que cela ne t'affecte pas , mais c'est faux. Prends ton mal en patience cela lui passera."

Elle sourit : Drago avait vraiment tout compris. Evidemment qu'elle était déçue de l'attitude de Ron surtout après les efforts et gestes amicaux de Drago.

Ravie du niveau de compréhension qu'elle avait atteint avec son petit ami, elle s'approcha de lui et passa ses mains autour de sa taille.

L'expression du jeune homme changeant en un instant passant du sérieux au ravissement. Un petit sourire coquin se dessina sur son visage tandis qu'il laissait les doigts fins d'Hermione se balader dans le bas de son dos.

La soirée fut tendre, pleine de baisers, de mots tendres comme pour contrebalancer le stress de la journée.

Vers 23 heures, comme si la voix de la Raison les avait rappelés à l'ordre, les deux amoureux se séparèrent pour aller se coucher.

Drago raccompagna doucement et respectueusement sa mie à la porte de sa chambre.

Il fut lui même surpris de son attitude : en temps normal, il aurait déjà usé d'une de ses fameuses ruses pour attirer la jeune fille dans ses draps.

Mais, Hermione n'était pas n'importe quelle fille. Elle était LA fille, celle qui comptait réellement.

Il voulait n'être qu'à elle et voulait qu'elle ne soit qu'à lui.

Bien sûr il la désirait et scrutait avec envie toutes les courbes délicieuses de son corps.

Drago prenait son temps, savourant chaque rire, chaque conversation chaque baiser partagé avec Hermione.

Il réalisa que son comportement s'était adapté à la nouvelle personne qu'il était devenu, quelqu'un qui avait mûri suffisamment pour ressentir de véritables sentiments.

Les deux amoureux n'étaient pas perturbés par les nouvelles émotions qui s'insufflaient en eux. Ils se laissaient porter et vivaient l'instant présent.

Tandis que mourrait le 6 février et que les deux préfets plongeaient dans le sommeil du juste, un vol de corbeaux caressait les tours du château.

Le jour tant attendu n'avait pas apporter son lot de malheurs, le monde sorcier était de nouveau plongé dans la peur.

Au fur et à mesure que le mois de février passait, les temps de loisirs se faisaient de plus en plus rares pour les 7éme année. Tous se plongeaient encore plus profondément dans leurs révisions, ce qui avait l'avantage de détourner quelque peu leurs esprits de la menace "Voldemort".

La salle commune des préfets en chef était vite devenue un endroit d'étude pour les "9" qui avaient qui s'y réunissaient presque chaque soir.

En bons hôtes et amis, Drago et Hermione étaient ravis de ces moments conviviaux et rieurs quotidiens. Parfois cependant, ils auraient aimé être seuls pour pratiquer "des activités de couple"...

Hermione était néanmoins satisfaite de la situation, personne d'autre n'était au courant pour le moment de sa relation avec Drago.

Ils prenaient d'ailleurs grand soin de se comporter en amis en public.

Comme prévu, la situation se détendit un peu avec Ron. Elle réussit même à travailler avec lui en Botanique.

Cependant Ron évitait toujours Drago comme la peste. La relation entretenue entre les deux garçons restait au niveau "crise de Cuba".

Un après midi de fin février, Harry et Hermione profitèrent d'un après midi de libre pour aller rendre visite à Hagrid. En effet, le professeur Chourave s'était rendue malade après avoir goûté à une crème canari des magasins des jumeaux Weasley. Elle était allergique à l'un des composants et s'était retrouvée avec des plumes jaunes permanentes sur la tête.

Ils parcoururent non sans mal à cause de la neige la distance qui les séparait de la cabane du garde chasse. Un vent glacial et sec venant du Nord leur brûlait la peau.

En arrivant Hermione avait les lèvres bleuies et le visage rougi par le froid.

Elle jeta un coup d'½il à Harry qui s'apprêtait à cogner à la porte. Elle eut un petit rire : il avait les cheveux dressés sur la tête, rigidifiés par le froid comme des stalagmites.

Hagrid eut juste le temps de leur ouvrir qu'ils se précipitèrent près du feu, songeant sérieusement à ne pas quitter la cabane avant le Printemps.

Le demi-géant, fidèle à lui même, les acceuillit avec chaleur et l'après midi fut des plus agréables.

Harry et Hermione laissèrent tremper dans leur thé pendant au moins une demie heure les gâteaux durs comme du béton que Hagrid se plaisait à fabriquer.

La conversation tomba inévitablement sur l'affaire Gobesang :

-"J'ai tout de suite senti qu'il n'était pas net" dit Hagrid fièrement "ce gars passe son temps à traîner dans les couloirs sans réprimander les élèves. L'autre jour, alors que Peeves remplissait de porridge un pot de fleur dans la serre n° 4, il n'a rien fait !Pas un rappel à l'ordre ! Rien! Rusard lui en aurait fait tout un fromage et aurait sans doute poursuivi Peeves dans tout le château !"

"Oui" dit Harry d'un air suspicieux "c'est vrai qu'il ne fait pas bien son boulot. J'ai entendu des Serpentards l'insulter a voix haute, il n'a même pas bougé!"

Hermione , qui se réchauffait les mains près de la cheminée, se tourna vers les deux

compères :

- "Si vous voulez mon avis, Gobesang s'en fiche de son poste de gardien. C'est clair qu'il est à Poudlard pour autre chose. Il fait juste bonne figure pour ne pas être renvoyé."

Ils hochèrent la tête en silence.

Hagirs décida qu'il était temps d'illuminer un peu la conversation et se leva en souriant.

Il ouvrit un large placard en bois et en sortit un bocal en verre qui contenait des gros gâteaux suspects de couleur verte et rouge.

Harry et Hermione échangèrent un regard inquiet.

-"Dobby et Winki sont venus me rendre visite hier "annonça le géant "Ils m'ont conseillé de me diversifier en pâtisseries, d'essayer d'autres ingrédients, d'autres saveurs, bref je me suis dit qu'ils avaient sans doute raison vu qu'il en connaissent un rayon question cuisine. "

Il posa le bocal sur la table et l'ouvrit.

-"Voici un prototype " dit il le visage radieux " Ce sont des cookies menthe-fraise !"

L'estomac des deux élèves qui tentait déjà avec difficulté de digérer les gâteaux plâtre aurait bien dit stop. Mais en bons amis, Harry et Hermione acceptèrent de goûter aux prototypes.

Le goût était chimique, presque irréel. Il n'y avait que Hagrid pour inventer ces drôles assortiments de saveurs.

Le demi-géant enchaîna, un sourire aux lèvres :

-" Au fait Hermione, c'était bien ta petite promenade sous les étoiles, et... sous les dragons ?"

Elle rougit jusqu'aux oreilles et failli se casser une dent sur son biscuit. Elle jeta un regard noir à Harry.

-"Je te jure que j'ai rien dit ! " répondit celui ci sur la défensive.

-" C'est moi qui vous ai vu ce soir là" répondit calmement Hagrid "je n'allais pas rater une occasion aussi exceptionnelle!"

Les yeux du garde chasse pétillaient comme à chaque fois qu'il parlait de sa passion pour les créatures magiques.

Puis son visage s'attendrit

-" Tu as bien choisi.. elle a bien mûri notre petite fouine ..."

Ils rigolèrent ensemble et Hagrid lança un regard paternel à Hermione.

La jeune fille ne savait plus où se mettre. Elle n'appréciait pas le regard niais d'Hagrid, celui que les parents attendris jettent sur leur fille quand ils s'aperçoivent qu'elle devient une jeune femme. Pourquoi les adultes observent ils toujours les adolescents comme des bêtes curieuses et pourquoi veulent ils à tout prix sonder ce qui leur passe par la tête ?

Hermione eut un sourire gêné et baissa les yeux.

Harry, ayant très bien compris l'embarras de son amie, brisa le silence :

"Attends Hermione," dit il d'une voix malicieuse "Hagrid te charrie mais il ne t'as pas raconté ce qu'il a fait à Noel dernier ..."

Hermione leva les yeux, très intéressée :

"C'est vrai, on ne vous a pas vu de toutes les vacances !"

ce fut au tour d'Hagrid de détourner son regard :

-"Je..... j'avais des affaires professionnelles à régler " dit il précipitamment en rougissant, ce qui était rare chez lui.

-" Mais bien sûr " ajouta Harry d'un ton sarcastique "Et moi je suis fiancé avec Pansy Parkinson !"

Hagris rougit de plus en plus mais soudain éclata d'un rire joyeux mais grave comme un grognement d'ours :

"Très bien "dit il " Je me rends .Je vais vous raconter : j'ai passé les vacances en France chez Olympe. Il se trouve que nous nous sommes rapprochés, surtout depuis notre voyage chez les géants."

Il avait raconté cela d'un ton ferme mais dans lequel on pouvait déceler tout de même l'excitation propre à tout début de relation.

Hermione sourit et serra avec tendresse la main du géant :

-" Je suis tellement contente pour vous. "

Harry avait son regard habituel, doux, tendre amical envers Hagrid, un regard qui ne laissait rien transparaître de sa frustration intérieure.

Mais Hermione n'avait besoin de personne pour savoir ce que ressentait son ami aux cheveux d'ébène.

Après tout ce qu'il avait vécu, était il condamné a être privé d'amour toute sa vie ?

Le destin lui avait cruellement enlevé tous les êtres les plus proches de lui.

Hermione sentit un sentiment de révolte monter en elle : de tous, Harry était ben celui qui méritait la tendresse des autres.

Le c½ur serré à la pensée de cette injustice, elle lui sourit. Il lui rendit son sourire comme si il avait compris son cheminement de pensée.

Enfin, vers dix huit heures, les deux camarades quittèrent la cabane, les poches pleines de gâteaux prototypes qu' Hagrid leur avait donné pour qu'ils les distribuent.

Ils pensèrent sur le coup que ce serait vraiment un cadeau empoisonné que de faire partager leur expérience culinaire avec quiconque.

Sur le chemin du retour :

« Alors comme ça madame Maxime a retourné sa veste ! » dit Hermione « elle a accepté de reconnaître enfin qu'elle a du sang de géant dans les veines »

« oui » dit Harry « mais je comprends qu'elle ait tenu à garder cela secret...quand on vit la discrimination dont son victimes les géants...l'anonymat c'est le bonheur ! »

Et il sourit, lui qui ne connaissait pas l'anonymat.

Hermione lui sourit et dit alors qu'ils s'apprêtaient à gravir les marches du château :

- « en tous cas j suis contente pour lui. Il va enfin sortir un peu de sa solitude »

Harry ne savait que dire : la solitude, il connaissait.

Hermoine lui prit alors le bras avec douceur juste avant qu'ils n'entrent dans la grande Salle.

Leurs yeux émeraudes et noisette se croisèrent.

Elle lui lança un regard tendre mêlé d'admiration et de compassion.

Leurs pensées se rencontrèrent et ils se comprirent.

Les yeux un peu brillants sous l'intensité du moment, elle se blottit dans ses bras et lui murmura :

« je suis toujours a tes côtés, moi »

« je sais » répondit il en la serrant contre lui.

Elle eu un moment d'amertume en se séparant de lui et se demanda pourquoi le destin s'acharnait il à être aussi dur envers Harry.

Ne voulant pas l'accabler, elle sourit faiblement et ils allèrent dîner.

# Posté le jeudi 29 mars 2007 13:05

intriiguues toujours la suiiteùhw

intriiguues toujours la suiiteùhw
Intrigues : troisième partie


Hermione retrouva son entrain en croisant le sourire aimant et joyeux de Drago auprès de qui elle s'assit.

Un samedi soir, les « huit » (et non les neuf car Ron n'était pas venu prétextant la fatigue) étaient de nouveau réunis dans la Salle commune des préfets en chef pour une soirée « révisions ».

Ginny assise par terre en tailleur, interrogeait Harry sur ses cours d'histoire de la magie :

« 1781 ? » demanda t elle

« attends, ne me dis rien je vais trouver...Smith est nommé ministre de la magie ! » annonça t il d'un air conquérant.

Elle leva les eux au ciel en un signe d'exaspération.

« non ! c'est l'année où est passé le décret sur le contrôle du commerce des oeufs de dragon. »

Harry afficha une min désespérée. La rouquine lui lança un regard tendre et lui mit la main sous le menon pour l'obliger à la regarder.

« je continue ? » demanda t elle, sa longue chevelure de feu retombant avec grâce sur ses épaules.

« bien sûr » répondit il avec un sourire charmeur.

Ayant assisté de loin à cette scène, Hermione sentit son c½ur se réchauffer : Ginny de façon toujours subtile offrait à Harry cette dose de tendresse qui lui manquait tant.

Les yeux de la préfète firent le tour de la salle commune : l'ambiance était chaleureuse, on se sentait au chaud, protégé (en partie par ce qu'il faisait un froid de canard dehors).

Des feuilles de cours et des manuels étaient éparpillés sur le sol ainsi que des assiettes de gâteaux et des verres de us de citrouille.

Seamus et Dean s'exerçaient à transformer une chaussure en lévrier. Tout ce qu'ils avaient obtenu jusqu'ici était une basquet qui courait dans tous les sens en aboyant.

Drago et Luna avaient une discussion animée sur la presse magique qu'ils trouvaient tous deux pas assez variée.

Drago paraissait concentré mais ses yeux riaient en silence en entendant la blonde raconter les aberrations et fausses nouvelles que son père publiait dans « le chicaneur ».

« si ! si ! » insistait Luna « je t'assure que mon père connaît un homme qui a apprit à faire de la danse classique à un hippogriff ! »

« mais je te crois » répondit le blond en s'efforçant de ne as rire bien que son esprit cartésien était perturbé.

De son côté, Hermione expliquait à Neville ses erreurs dans sa potion de Tristesse. Il avait mélangé racines de betterave et racine de mandragore car sus l'½il rapace de Rogue l ne faisait que des bêtises tellement il était nerveux.

Sa potion était devenue un breuvage d'allégresse. Rogue s'étant rendu compte de l'erreur, avait obligé Neville a la goûter et ce dernier avait ri aux éclats pendant plus d'une heure.

Il en avait encore mal aux côtes.

Vers 23h30, les invités partirent tous ensemble, mais une fois devant l'entrée de la tour de Gryffondor, Neville se rendit compte qu'il avait oublié sa baquette chez les préfets.

« tu veux qu'on t'accompagne ? « demanda Harry qui marchait bras dessus bras dessous avec Ginny.

« non » répondit Neville « j'y vais seul. Je vous rejoint dans un quart d'heure. »

il ne voulait pas passer pour un trouillard devant des meilleurs potes mais marcha quand même d'un pas rapide et nerveux dans les couloirs.

Il frappa faiblement à la porte de la Salle Commune (il avait toujours peur de déranger...)

Et ce fut le cas.

Il écarquilla les yeux devant la scène qui s 'offrait à ses yeux :

Drago, en tee-shirt sans manches allongé sur le canapé et sur Hermione, vêtue uniquement d'un débardeur. Tous les deux s'embrassaient avec fougue.

Neville bafouilla, gêné, son visage ayant pris une teinte cramoisie :

« je ..........heu....j'avais juste oublié ma baquette mais c'est pas grave je repasserais.... »

Se rendant compte de la présence de leur ami, Hermione repoussa Drago en arrière et se leva en défroissant sa jupe. En une seconde elle décida d'oublier les minauderies et de rire de la situation.

« attends Neville, ne soit pas bête » dit elle en le faisant s'asseoir dans un fauteuil. « au moins maintenant tu es au courant ».

Drago, pas embarrassé le moins du monde (la légendaire assurance Malfoy...) sourit aussi à Neville pour dédramatiser la situation.

Neville, rassuré, se lança :

« alors comme ça...vous deux.... »

« hé oui « dit Drago « elle n'a pas su résister à mon charme »

Hermione lui lança un regard noir.

- « ni moi au sien » ajouta t il rapidement en échangeant un sourire complice avec son intello préférée.

Hermione rougit subitement en pensant que Neville qui la voyait en élève studieuse et sérieuse devait maintenant la considérer en femme.

- « ça fait combien de temps ? » demanda t il

« depuis mi janvier » répondit Drago « mais il n'y a que Harry et Ginny qui sont au courant et on apprécierait vraiment que tu n'en parles à personne ».

« oui » surenchérit Hermione avec un air sérieux « si tu as peur de ne pas tenir ta langue on eut te jeter un sort d'Oubliettes... ».

« non, non, » dit Neville en l'arrêtant « ça me fait plaisir d'être au courant. Vous allez bien ensemble. Je garde cela pour moi. »

Les deux tourtereaux se reprirent la main et dirent « merci » à l'unisson.

Neville sourit, attendri par ce tableau, puis ajouta :

-« bon faut que j'y aille. Les autres vont se demander ce que je fais. Bonne nuit.... ».

Et avec un dernier regard plein de sous entendus, il sortit de la Salle Commune.

« encore un de plus au courant » dit Hermione en soupirant « je me demande si ils vont percer notre secret chacun à leur tour. »

« c'est pas grave ma puce. Le mieux est d'y aller progressivement. »

Elle sourit avec espièglerie, puis prenant de l'assurance, le tira par le col du tee-shirt et colla ses lèvres contre les siennes.

Drago, l'esprit en feu (et dans d'autres parties inférieures sans doute) prolongea le baiser.

Il mordillait les lèvres de la brune avec sensualité tout en effleurant ses hanches du bout des doigts. Elle frissonna et se plaqua contre son torse comme pour ne faire plus qu'un avec lui.

Après quelques échanges passionnés, il l'emmena près d'une fenêtre embuée à cause du contraste entre la chaleur de la pièce et le froid du dehors.

Il essuya la buée avec le revers de sa main.

La nuit était noire de basalte et la seule source de lumière était un quartier de lune finement dessiné sur le ciel sombre.

Il la prit dans ses bras, leur visages faiblement illuminés par la blancheur de l'astre.

« pour mon petit cerveau, voici une devinette » commença t l en lui parlant à l'oreille.

« Douce auréole dorée dans l'encre de la Nuit

Elle inspire les soupirants auprès de leur mies

Elle est le compagnon nocturne de l'écrivain

Sa muse couleur soleil, guide vers le lendemain

Porteuse d'espoir et d'assurance pour les vivants,

Pleine elle cause aux loups garous beaucoup de tourments,

Aux vampires elle inspire tant crainte que soumission,

Son absence protège les méfaits des pires félons. »

(copyright judepom. All rights reserved)

Elle se retourna vers lui : « le poète et la Lune, ensemble éternel »

Il sourit et dit : « moi et ma chérie, ensemble immuable »

Le mois de mars approchait et l'hiver se faisait moins rigoureux. La neige fondait doucement sous les faibles rayons du soleil se décidant enfin à pointer son nez.

Les arbres perdaient peu à peu leur allure rachitique et se couvraient des premiers bourgeons annonciateurs du printemps.

Hermione et Drago passaient beaucoup de temps à réviser ou à discuter avec Harry, Ginny et parfois Neville. Le secret unissant les cinq camarades les avaient rapproché. Harry et Ginny jetaient des regards attendris devant le tableau de l'idylle de leurs amis comme pour fixer dans leur esprit un modèle de relation amoureuse.

Les cours continuaient selon leur habitude bien que tout le monde remarqua que Rogue semblait fatigué et un peu las de s'acharner sur les élèves.

Harry disait même sur un ton sarcastique : « si on enlève la tracasserie Voldemort, la vie est plutôt douce à Poudlard ». Et c'était on ne peut plus vrai : quel bonheur que de ne pas avoir à se soucier des ennuis de la vie adulte. Les septième année se délectaient de ces derniers mois dans le monde de l'enfance, celui ou tout était pris en charge par l'école avant le grand envol vers les responsabilités à la fin de l'année.

Un dimanche matin, les rayons du soleil au zénith berçaient le visage calme et ensommeillé de Drago. Celui ci papillonna des paupières et se retourna de l'autre côté de son lit pour s'accorder encore quelques minutes de somnolence.

Il aperçut vaguement sa montre sur sa table de chevet. Les aiguilles indiquaient 12h30.

« houla ! » pensa t il « si je n me lève pas bientôt je vais rater tous les repas de la journée »

il s'étira comme un chat dans les draps chauds du lit. Une fois sous la douche, les perles d'eau chaudes achevèrent de réveiller son corps engourdi.

Il enfila un jean bleu clair (Hermione l'avait convaincu de se mettre aux vêtements moldus, plus pratiques que les longues robes noires de sorciers), un tee-shirt manches longues marron et revêtit sa cape scolaire.

En effet sous la pression des élèves, Dumbledore avait autorisé les habits moldus le week-end sous les capes des uniformes des différentes maisons.

En entrant dans la salle Commune vide, Drago trouva un petit mot d'Hermione sur son bureau :

« Bon réveil mon Dragon

tu avais l'air si paisible que je n'ai pas osé te réveiller. Je suis avec Luna et Ginny dans le parc. On veut essayer de relooker Luna (y a du travail mais c'est pas sans espoir !)

peut être te verrais je au déjeuner ?

bisous d'amour

ta puce. »

Drago sourit. Des paroles tendres comme ça ne pouvaient annoncer qu'une journée radieuse.

Il verrouilla les portes des chambres et celle de la Salle Commune(avec les mini- mangemorts on est jamais trop prudent) et prit le chemin de la Grande Salle.

Les tables des quatre maisons étaient remplies d'élèves somnolents, ce qui fit penser à Drago qu'il ne devait as être le seul à avoir fait la grasse matinée.

Les professeurs déjeunaient en discutant d'une façon conviviale. Seul le professeur Rogue semblait perdu dans son assiette de potage et dans ses pensées. Le visage creusé par la fatigue, il avait un coude sur la table et se tenait la tête pour ne pas qu'elle ne tombe. Cette position désinvolte était carrément inhabituelle chez le Maître des Potions.

Drago détourna son attention et aperçut ses amis à la table des Gryffondors. Il alla s'asseoir entre Neville et Seamus (si il était trop souvent à côté d'Hermione cela aurait paru suspect).

De toute façon Ron n'était pas là mais rigolait avec Justin à la table des Poufsouffles.

Le rouquin avait pris ces dernières semaines de plus en plus l'habitude de traîner et de déjeuner avec les Poufsouffles. Le Trio était en cours d'implosion.

Harry, d'humeur morose car délaissé par son meilleur ami, s'était rapproché de Neville et passait même du temps à discuter avec Drago, surtout de musique car ils aimaient tous les deux le rock moldu californien (vive les Red Hot Chili Peppers !)

Drago se servit de Haddock pané et de petits pois quand il sentit quelque chose effleurer sa cheville droite. Il leva la tête et se trouva nez à nez avec une Hermione au sourire charmeur.

Elle était radieuse avec se cheveux relevés t ses boucles qui re tombaient gracieusement de chaque côté de son visage. Il lui rendit son sourire et entre prit de prolonger le contact sous la table.

# Posté le jeudi 29 mars 2007 13:09

Intriigue

Intriigue
Intrigues : 4ème partie


Une fois le déjeuner terminé, le petit groupe pris le chemin de la Salle Commune des préfets pour finir leurs devoirs.

A 15H45, Drago se leva, prit Hermione à part, et lui murmura tout bas :

« bon j'y vais ma puce, je ne n veux pas être en retard. Déjà qu'il n'avait as l'air en forme au déjeuner... »

« oui, vas y, à tout à l'heure... » dit elle avec une furieuse envie de lui donner un baiser.

« allez embrasse la, idiot ! » lança soudain Harry.

Les deux amoureux se rendirent tout à coup que ils étaient observés.

Mais c'était sans danger car il n'y avait que Harry et Ginny dans la pièce.

Drago se pencha et effleura les lèvres de la brune qui se mit à rougir violemment.

Il lui fit un clin d'½il, salua Harry et Ginny et sortit de la salle Commune.

Une fois dans les couloirs, il se remémora l'invitation à prendre le thé du professeur Rogue il y a deux jours. L'homme l'avait retenu après un de ses cours pour fixer un rendez vous car il voulait lui faire part de choses importantes.

Drago avait toujours apprécié le maître des Potions et vice versa. Malgré ses bonnes notes en potions il s'était souvent demandé d'où venait la prévoyance de Rogue à son égard.

Il se demandait d'où venait la relation presque amicale qu'entretenait son père et et son professeur. Relation assez illogique compte tenu que les deux hommes appartenaient à des camps opposés et ennemis.

Est ce qu'elle cette amitié était fausse ? du chiqué ?

Drago arriva devant la porte du bureau situé dans les sombres cachots.

Il cogna à la porte.

« entrez Drago » dit une voix grave rapidement reconnaissable.

Tiens ! ce n'est plus « monsieur Malfoy » ?

Rogue était assis à son bureau entrain de corriger des parchemins, ce qui d'habitude ne le mettait pas de bonne humeur. Il considérait que la plus part des devoirs étaient des torchons (sauf ceux de Drago et d'Hermione, n'ayant que peu de sympathie pour la jeune fille, il ne pouvait tout de même pas nier qu'elle faisait du très bon travail).

« asseyez vous » dit Rogue en montrant à Drago une chaise en face de son bureau.

Drago s'assit et Rogue porta directement son attention sur lui. Il poussa sa pile de parchemins d'un côté de son bureau et fixa le jeune homme avec des yeux fatigués.

« thé ? » demanda t il alors d'un ton plus enjoué. Il prit sa baquette et fit apparaître une bouilloire fumante, deux tasses et une assiette de scones aux raisins.

La conversation commença alors et Rogue attaqua dans le vif du sujet, n'étant pas homme à perdre son temps.

« je vous ai demandé de venir car je voulais vous faire part de mes activités au sein de l'Ordre du Phoenix » dit il.

« vous avez repris votre rôle d'espion auprès du mage Noir, professeur ? » demanda Drago tout de suite intéressé.

« oui , je vois que vous nouveaux amis et plus qu'amis vous ont mis au courant »

Drago écarquilla les yeux, stupéfait : Rogue savait sa relation avec Hermione.

Rogue esquissa un sourire :

« ne soyez pas surpris, je sais observer. » il fit une pause puis continua : « je voulais aussi vous dire qu'il est positif que vous soyez sorti de votre solitude de début d'année même si ce commentaire peut vous paraître surprenant venant de moi, l'homme qui conçoit toutes les relations humaines comme un combat. Mais avec mon passé noir, ce n'est pas surprenant, déformation professionnelle ... »

« je peux vous oser une question ? » demanda Drago qui trouvait son professeur beaucoup plus sociable en dehors du contexte d'un cours.

« allez y »

« je me lance : pourquoi le mage noir vous fait il confiance ? ne se doute il pas que vous êtes en réalité au service de l'Ordre ?

Drago avait dit tut cela d'une traite sans reprendre son souffle et attendait maintenant avec appréhension la réaction de son interlocuteur. Peut être que ses questions était trop personnelles ? Rogue n'avait pas l'habitude e se confier a quiconque (sauf peut être Dumbledore).

Drago réalisa rapidement qu'il était allé trop loin et se crispa en attendant les foudres de son professeur.

Mais elle n'arrivèrent pas. Rogue soupira et passa une main dans ses cheveux. Il leva les eux vers Drago, vers ce jeune homme qui avait si bien cerné la situation.

« cela me désole de vous dire ça mais vous parlez comme quelqu'un qui connaît bien les pratiques des Mangemorts... »

Il y eut un silence puis il reprit avec une expression presque paternelle sur le visage.

« j'aurais préféré que vous restiez un jeune homme insouciant, uniquement préoccupé des futilités de l'adolescence, mais le destin en a décidé autrement. Pour répondre à vos questions : non le Mage noir ne me fait plus confiance, mais il tente de se servir de moi comme espion ans l'autre sens : pour espionner les activités de l'Ordre en fait. Je ne lui suis plus vraiment utile mais il espère encore me soutirer des informations un jour ou l'autre. »

Rogue se leva et soupira a nouveau. Il semblait éreinté, plus las que jamais de cette vie infernale qu'il menait depuis le retour de Voldemort il y a trois ans.

Drago pouvait lire dans ses yeux que Rogue subissait les colères du Mage et les haines des mangemorts qui devaient le considérer en traître.

« quand j'avais votre âge je ne me suis pas rendu compte de l'erreur d'accepter la Marque. Je pensais entrer dans une famille, avoir des amis. Au lieu de ça je suis tombé dans les abysses de la haine humaine »

Un voile noir de terreur passa devant les yeux du maître des Potions. Drago connaissait bien ce regard, celui qui révèle que l'on est hanté par les tortures subies, et pour Rogue par ses mauvais choix de jeunesse.

Le blond sentit sa gorge se serrer alors que les souvenirs de l'été dernier lui revenait à toute vitesse à l'esprit : il se voyait recroquevillé sur le sol, le corps secoué de spasmes de douleur : n'attendant qu'une seule chose : que la douleur cesse ou que la mort le prenne.

Maintenant il se sentait lié au professeur Rogue, lié par la connaissance physique du sortilège « doloris ».

Rogue eut un mouvement de retrait en s'apercevant qu'il parlait des ses malheurs à Drago. Il tenta difficilement de remettre son masque d'impassibilité habituelle.

Mais presque apaisé par le silence de son élève, il reprit :

« je vous ai convoqué surtout pour vous inciter à la prudence. En effet, j'ai parlé avec votre mère qui après m'avoir copieusement insulté, m'a parlé de vous. Elle vous laisse le manoir et la fortune de son mari., par contre le Mage Noir lui a fait jurer de vous éliminer à la première occasion. »

« oui je sais » répondit Drago gravement « je continue à recevoir ses lettres. Elle est de plus en plus virulente, surtout depuis qu'elle a appris que je me suis fait de nouveau amis........et pas ceux qu'elle espérait. Mais tant que je suis à Poudlard je n crains rien, c'est pour après que je m'inquiète. »

Rogue eut un sourire triste et dit :

« je sais que vous êtes un grand garçon Drago. Je voulais juste vous inciter à la prudence. Nous n'aimerions pas que les événements de l'été dernier se reproduisent. »

« hé bien votre sollicitude à mon égard me touche beaucoup. »

Ces deux hommes que l'on avait si longtemps appelé « les deux glaçons de Poudlard » semblaient se détendre en partageant leurs peurs.

« mettez vos amis au courant de ce que je vous ai dit. C'est préférable surtout si les mangemorts tentent de s'en prendre à eux pour vous faire du mal » ajouta Rogue.

Drago acquiesça d'un signe de tête. Il savait bien que son lien avec Hermione mettait celle ci plus en danger que jamais.

L'entretien était terminé. Rogue se rassit en commença de nouveau à corriger ses copies

Drago sortit en silence du bureau, le c½ur étonnamment léger. Parler avec un adulte de sa situation précaire était rassurant, surtout maintenant que ses parents n'étaient plus là pour le guider.

Le soir après le dîner il raconta à Hermione son entretien de l'après midi.

« c'est étonnant qu'il se soucie autant de ce qui t'arrive... » dit elle l'air rêveur. « il te donne même des conseils alors que ce n'est pas dans sa nature n'intervenir dans la vie des autres....sauf pour en faire un enfer.... »

Elle eut un rire moqueur.

Drago était debout, le dos appuyé contre le montant de la cheminée et fixait le tapis les sourcils froncés.

Hermione reprit :

« tu comprends, on avait toujours pensé que tu étais son chouchou par ce que tu étais bon en Potions, par ce qu'il connaissait ton père ou par ce que tu appartenais à la maison des Serpentards....je ne savais pas que tu étais si proche de Rogue. »

« je ne l'étais pas jusqu'à cet après midi » répondit Drago en relevant la tête « il n'est jamais venu chez nous. En fait c'est plutôt cette année qu'il se soucie de mon sort, par ce que je suis livré à moi même. »

« je suis là moi...je ne te quitterais pas... »

« je sais bien sûr » il la prit dans ses bras « mais ça me touche sa gentillesse...ç faisait longtemps qu'un adulte ne m'avait pas parlé de cette manière. J'ai l'impression que je peux lui faire confiance. Tu comprends ? »

« bien sûr » répondit elle calmement « c'est un peu comme Harry et Lupin. Il est comme ton tuteur ou ton guide, enfin quelque chose comme ça... »

Drago lui sourit et la fit s'asseoir a côté de lui sur le canapé. Puis il continua :

« ça m'a serré le c½ur en le voyant si las de la situation... »

« oui » enchaîna t elle « lui qui est d'habitude si froid, si vindicatif avec les élèves...ce changement en a surpris pus d'un . »

Il y eut une pause pendant la quelle on n'entendait plus que le feu crépiter et le vent de mars souffler au dehors.

Puis Hermione continua les yeux dans le vide :

« il faut avouer que Rogue est quand même un personnage difficile à cerner. Si hermétique. Si distant. Avant ces dernières semaines, je pensais que rien au monde ne serais capable de l'atteindre. »

« hum...c'est vrai » dit Drago « il a du courage de se battre. Il le fait aussi pour nous. Ainsi il rachète ses fautes de jeunesse mais il garde ses activités au sein de l'Ordre secrètes comme si il voulait que personne ne soit au courant de ses sacrifices. »

Hermione sourit alors qu'une pensée amusante lui vint à l'esprit.

« Rogue est une sorte de anti-Lockhart, son opposé. L'un aime l'attention, les flashs la popularité alors qu'il n'a jamais réalisé d'exploit et l'autre préfère l'ombre, l'anonymat alors que ses sacrifices sont réels. »

« quelle analyse psychologique, ma puce ! tu devrais écrire une thèse du style : Analyse et classification des types de comportement des professeurs de défense contre les forces du mal »

Elle se leva arborant un air faussement fâché.

« alors d'après toi je ne suis qu'un cerveau qui ne sait s'amuser ? » lui demanda t elle en le taquinant.

Celui ci compris où elle voulait en venir et décida de rentrer dans son jeu. Il se mit genoux devant elle et d'un ton de preux chevalier, déclama :

« pardonnez ma Mie la malignité de mon langage mais décrire vos vertus est tâche ardue tant elles sont en grand nombre »

Hermione se retint d'exploser de rire et le laissa à son lyrisme soudain. Il continua :

« Sachez que mon affection pour vous est et restera éternelle telles le sont les étoiles enchanteresses sur la voûte céleste ».

Il y eut un silence et ils explosèrent de rire en même temps.

Drago se remit debout et se rapprocha d'Hermione tel un prédateur à l'affût. Il se pencha et se mit à lui mordiller le lobe de l'oreille.

« et si nous concrétisions mon affection à ton égard... » lui sussura t il.

Elle le repoussa légèrement pour le regarder dans les yeux. Il était irrésistible avec ses cheveux argent, ses yeux comme le ciel avant la tempête. Hermione passe ses mains autour de sa taille, puis les remonta lentement jusqu'à son cou. En entreprenant de tâter avec force la plastique parfaite du jeune homme.

Puis soudain elle entendit deux petites voix dans sa tête :

« vas y ! croque le ! embrasse le sauvagement tu en as tellement envie ! » lui dit la Luxure.

« non ! le travail avant le plaisir. Vous étiez sensés rattraper le retard de Drago pour l'A.D ce soir ! » lui dit la Raison.

« N'écoute pas cette vieille peau ! » reprit la Luxure « elle ne sait que parler travail et responsabilités. Regarde le avec son corps parfait. Tu n'aimerais pas qu'il t'empoigne et te jettes sur le canapé ? »

« non mais ça va pas ! » coupa la Raison « la préparation contre Voldemort c'est pas plus important ! »

Cette dernière réplique acheva de convaincre Hermione qui repoussa gentiment Drago et alla s'asseoir à son bureau .

« ha ! quand même ! » râla la Raison.

« allez, mon Dragon » dit elle gentiment « il faut être sérieux. On avait dit que ce soir je te ferais réviser le Patronus et il faut aussi que tu apprennes à combattre l'Impérius. La dernière fois tu te souviens ? je t'ai ordonné de manger toutes les madeleines sur la table et tu n'as pas résister plus d'une minute ! »

« oui mais c'était délibéré. J'avais faim » grogna Drago dans sa légendaire mauvaise foi.

Hermione rigola : il la faisait toujours rire, même en faisant la tête de mule.

Finalement il se soumit au programme. Ravie elle se leva et se mit derrière une armoire située dans un recoin de la salle commune. L'armoire était vide mais contenait un Epouvantard, créature idéale pour s'entraîner à conjurer le sort du Patronus, celui qui repousse les Détrakeurs.

Ils s'entraînèrent pendant une heure, Drago maîtrisant de mieux en mieux le sort. Son Patronus avait la forme d'un serpent à lunettes, animal rapide, plein de malice (il n'avait pas été Serpentard pour rien !).

« super ! » lança Hermione alors que Drago repoussait le détrakeur impeccablement pour la sixième fois. « tu es très doué. Le souvenir que tu as choisi doit être particulièrement heureux. »

Le blond souriait et lui lança à travers la pièce :

« c'est par ce que le souvenir heureux que j'ai choisi c'est celui de notre premier baiser. »

Elle franchit l'espace les séparant.

« j'en ai encore des frissons rien que d'en parler.... » lui dit elle.

Ils échangèrent un regard complice, puis Hermione fidèle a elle même, lança :

« Bon, on passe à l'Impérius ? »

« Moui « répondit Drago un peu déçu que la soirée continue sur sa lancée studieuse.

Dumbledore avait autorisé le Trio à pratiquer l'Impérius sur les élèves membres de l'A.D pour leur apprendre à combattre les effets du sort redoutable permettant de contrôler complètement les faits et gestes d'un individu.

« tu es prêt ? » lança Hermione « un . ...deux ....trois ......Império ! »

Drago sentit son esprit se vider totalement de toute pensée. Il n'avait plus aucune envie. Il était comme un pantin attendant les ordres.

Soudain, il entendit la voix mielleuse d'Hermione qui lui disait sur un ton déterminé : enlève moi mon chemisier...

Aïe ! Drago était coincé : il fallait qu'il combatte les ordres d'Hermione mais cela se révélait tâche ardue quand ceux ci était le reflet des ses propres désirs.

Il se sentait tiraillé de toutes parts. Hermione était vraiment coquine sur ce coup !

Elle exagérait. Il n'allait pas se laisser faire !

Il recula d'un pas en arrière et s'accrocha à un accoudoir de fauteuil pour s'empêcher de lui sauter dessus. La lutte était terrible.

Puis en une seconde, tout redevint clair, ses pensées lui revenaient à toute allure . Hermione avait levé le sort.

Ravie, elle se dirigea vers lui.

« génial ! tu l'as combattu ! c'est vraiment un grand pas en avant ! »

« oui » répondit il un peu grognon « mais tu a été vache avec l'ordre... »

« je sais mais je voulais vraiment que tu trouves la force de la combattre. Il faudra quand même que tu t'entraînes avec Harry car il est plus fort à contrer que moi. »

Elle l'embrassa sur le front et ils se collèrent l'un contre l'autre dans le canapé.

« c'est fini pour ce soir. » lui dit elle en lui caressant le cou.

Drago, ravi, se dit que finalement la soirée allait bien se terminer....

Mais il avait tort.

Au moment où il basculait sur Hermione sur le canapé, un hibou tapa du bec contre un des carreaux de la fenêtre.

Hermione tenta de se relever mais Drago lui attrapa doucement les mains et les mit contre son torse. Il pressa son corps contre le sien et lui murmura entre deux baisers : « plus tard... »

Hermione, noyée dans l'odeur de Drago qu'elle aimait tant (sapin des bois !) repoussa sa tête en arrière, et pendant qu'il lui embrassait le cou, elle chuchota :

« là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté »

« j'adore Baudelaire » lui dit il.

« tu connais les poètes moldus ? » demanda t elle étonnée

« oui » répondit Drago « mais il devait bien avoir un peu de magie en lui pour écrire de si jolies choses... »

« tu me surprends chaque jour un peu plus »

Ils restèrent quelques secondes à se regarder l'un l'autre, les yeux rieurs et amoureux ; quand un autre« tac tac ! » les sortit de leur rêverie.

Drago poussa un soupir d'énervement et se poussa sur le côté pour laisser Hermione se lever.

« oui oui ! j'arrive ! pas la peine de casser le carreau ! » grogna Hermione au hibou qui s'excitait derrière la fenêtre.

Il était brun, presque noir et portait une lettre scellée avec de la cire couleur rouge sang.

Drago se leva brusquement, les sourcils froncés et les yeux pleins d'une peur réveillée soudainement.

Tous deux connaissaient ce sceau si redouté où figuraient les initiales N.M en lettres gothiques.

Ils échangèrent un regard inquiet. Narcissa s'acharnait à ne pas les laisser tranquille, à entretenir leurs peurs.

Drago prit la lettre et la décacheta d'un geste vif, presque colérique ;

Alors comme ça on traîne avec les Sang de Bourbe !

Tu es vraiment la honte de la famille Drago !

Mais ne t'inquiètes pas , nous allons remédier rapidement à la situation : tes petits copains vont tellement souffrir qu'ils voudront que l'on les tue. Et après on trouveras bien du temps pour s'occuper de ton cas. Les traîtres finissent toujours par payer. Tu ne te souviendras plus de tes joies ni de tes peines, seulement des tortures que tes amis auront enduré par ta faute.

Et ce sera long ... juste histoire de faire durer le plaisir....

A bientôt.

N.M
Drago tenait la lettre du bout des doigts comme si elle était venimeuse.

Il avait beau faire, les paroles de sa mère l'atteignaient dans ses peurs les plus intimes.

Il croisa le regard d'Hermione anxieux aussi face à ces menaces mais déterminé et dégageant une force qui le surprit.

Le silence de la salle résonnait à leurs oreilles. C'était intenable.

Drago ne pouvait s'empêcher de penser à Hermione : en se rapprochant d'elle il la mettait en danger. Il revoyait dans son esprit les images de ce cauchemar qu'il avait si souvent fait ces derniers mois : Hermione accroupie dans un cachot le visage déformé par la douleur et sa mère debout, sa baquette lançant une éblouissante lumière verte.

Il frissonna à cette image. Une larme coula lentement le long de sa joue.

Hermione s'approcha de lui et tenta de le rassurer en l'enveloppant dans ses bras. Elle lui dit :

« même si Narcissa est au courant pour nous deux, je reste à ton côté quoiqu'il arrive »

Drago la regarda une lueur d'espoir a nouveau dans ses yeux bleus azur.

Il la serra fort contre son c½ur et sentit une chaleur si peu familière l'envahir : celle de la douceur de se savoir aimé.

« tu es merveilleuse...j'ai tant besoin de toi » murmura t il.

« je sais » elle rigola nerveusement et il la suivit. « j'ai aussi besoin de toi ».

Et ils s'embrassèrent longuement comme pour renforcer ce lien qui les unissait déjà.

Ils décidèrent quelques minutes plus tard de se rendre chez le directeur pour lui faire part de la lettre. Après tout Narcissa faisait allusion à Hermione même si elle ne la nommait pas directement.

Ils partirent enlacés dans les couloirs de l'école.

Il était 22h15 donc ils hésitèrent un instant devant la porte du bureau se demandant s'il n'était pas trop tard pour déranger le directeur.

A ce moment, une voix chaleureuse résonna de derrière la porte : « entrez mes chers préfets ! »

Décidément Dumbledore savait toujours tout ce qui se passait dans son école.

Ils entrèrent.

« que me vaut le plaisir de votre visite ? » demanda t il en reposant sur le bureau son roman policier moldu favori : La mort n'oublie personne de Didier Daenincks.

Drago et Hermione avaient pris le soi de se séparer avant d'entrer dans le bureau mais Dumbledore leur fit un clin d'½il signifiant : « c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace ! »

Le vieux sorcier avait un don particulier pour percer les sentiments humains.

« nous sommes désolés de vous déranger si tard, Monsieur le directeur, mais nous avons reçu une lettre particulièrement menaçante de Mme Malfoy » dit Hermione.

Et elle posa la lettre sur le bureau.

Dumbledore la lut en diagonale.

Pendant ce temps, Drago fit un sourire radieux Hermione car il adorait qu'elle se réfère à leur couple en disant « nous ». Leur relation prenait alors toute son intensité.

Le directeur releva les yeux. Il semblait soucieux et ratatiné sous le coup des mauvaises nouvelles.

Il se leva et au moment où il allait se lever et rassurer les préfets et leur conseiller d'aller se coucher, la porte du bureau s'ouvrit violemment dans un « bang » sonore.

Ginny et Harry essoufflés et les joues rouges comme des groseilles arrivèrent dans le bureau en courant.

Harry avait du mal à reprendre son souffle et se tenait les côtes en soufflant comme un b½uf.

« Gobesang..... le lac.....l'eau......il parlait........ouh....un point de côté.... »

Et il s'assit dans un fauteuil laissant la parole à Ginny qui avait repris son souffle.

« on marchait au bord du lac (elle rougit en réalisant qu'elle venait de révéler qu'ils n'avaient pas respecté le couvre feu) quand on a vu Gobesang, accroupi près de la surface de l'eau. Ses cheveux et ses habits étaient mouillés et il semblait attendre quelque chose. On s'est cachés derrière un arbre pour l'observer. Rien pendant dix minutes, puis la surface de l'eau s'est troublée et une sirène est apparue. Elle a parlé dans sa langue avec lui pendant quelques minutes . On avait l'impression que Gobesang lui expliquait quelque chose et il lui a donné un sac de Gallions. Elle l'a prit avec réticence car il insistait. Puis elle a replongé dans la lac et Gobesang est retourné au château. On a pensé que c'était très louche alors on est venus vous en parler tout de suite. »

sa tirade finie, Ginny s'assit sur les genoux de Harry qui lui sourit gentiment.

Puis les deux compères s'aperçurent de la présence des préfets.

« qu'est ce que vous faites là ? « demanda Harry étonné.

« on a reçu une lettre de mon adorable mère » répondit Drago sarcastiquement.

« ha oui ! la délicieuse Mme Malfoy, tu lui transmettras mes inimitiés . » dit Harry en rigolant.

Les quatre élèves ricanèrent devant tant d'ironie dans une situation aussi sérieuse.

Puis ils reportèrent leur attention sur Dumbledore et attendirent sa réaction.

Celui ci se redressa dans son fauteuil et scruta les quatre compères longuement comme si il pesait la portés de ce qu'il allait dire.

« prenons les problèmes un par un : M Malfoy, ces lettres de votre mère sont devenues habituelles. Je ne pense pas qu'il faille s'inquiéter davantage néanmoins évitez de quitter l'école après la nuit tombée, et miss Granger aussi on est jamais trop prudent. Je sais que vous vous inquiétez pour Miss Granger mais votre mère a sans doute appris votre amitié par les parents de miss Parkinson."

Drago se sentit un peu rassuré pas ses paroles. C'est vrai il ne fallait pas dramatiser.

« oui je sais qu'en me rapprochant d'Hermione je la mets invariablement en danger, plus qu'elle ne l'était déjà » dit il sur un ton un peu amer.

« arrête ! » l'interrompit Hermione « c'est ma décision ».

Elle se blottit contre lui et lui dit fermement :

« je préfère tout affronter et être avec toi pendant peu de temps plutôt que de vivre seule et dans la peur toute ma vie ».

« mon étoile » murmura t il pour qu'elle seule l'entende. Il la serra contre lui.

Les trois autres dans le bureau regardèrent la scène, attendris.

Dumbledore brisa le silence et se tourna vers Harry et Ginny :

« quand aux faits que vous me rapportez, cela m'inquiète plus et je sais maintenant que mes soupçons sont confirmés . »

les jeunes le fixèrent avec intensité. Le directeur avait toujours eu le sens du spectacle et des coups de théatre.

« vous parlez de vos soupçons sur le fait qu'il soit mangemort ? »

« pas exactement mais en un sens oui.... »

il fit une pause. Tous l'écoutaient. Il reprit :

« vous savez que Voldemort tente de recruter des partisans. C'est d'ailleurs ce que les membres de l'Ordre tentent d'empêcher. Mais il veut aussi amener à la révolte certains groupes de créatures magiques doués d'intelligence... »

« il veut s'allier avec les merpeople ! » s'écria soudainement Hermione « c'et pour ça que Gobesang leur donnait de l'argent, pour les acheter ! »

Dumbledore sourit. Hermione était si fine et si réactive qu'il ne pouvait s'empêcher d'être fière d'elle.

« oui, c'est malheureusement ce qu'il tente de faire je crois. Quand au sac de gallions il ne veut pas les acheter dans le sens commun du terme car l'argent sorcier ne vaut rien chez les merpeople, mais ils sont attirés par tout ce qui brille, donc oui dans un sens il veut les amadouer ».

« forcément, il suit sa logique : les détrakeurs , les Gobelins et maintenant, les sirènes... » remarqua Drago.

« mais les détrakeurs lui donnent du fil a retordre et sont plus un poids qu'une aide en réalité » dit Harry.

Harry serra les poings et commença à faire les cent pas :

« ha ! ça m'énerve de ne pas savoir exactement ce qu'ils mijotent !

Dumbledore soupira devant l'impulsivité de la jeunesse mais aussi devant cette sombre situation. Il dit :

« ne vous inquiétez pas trop tous les quatre. Vous n'êtes pas les seuls à surveiller Gobesang : les professeurs sont aussi sur leurs gardes et dans chaque lieu sorcier public j'ai des indicateurs qui me rapportent tous ses actions. «

Ils se sentirent soudain plus légers.

« je crois qu'il est temps d'aller vous recoucher » ajouta t il « enfin plutôt de vous coucher tout court »

Il sourit et leur fit un clin d'½il.

« il faut que vous soyez en forme pour la sortie à Pré au Lard »

Les quatre amis saluèrent Dumbledore et sortirent de son bureau.

« hé bien avec tous ces indices on ne tardera pas à percer le secret Gobesang... » dit Hermione alors qu'ils marchaient dans les couloirs.

« oui mais ça sent mauvais cette histoire » répondit Harry « j'ai un mauvais pressentiment »

Les muscles de son visage étaient crispés et il fronçait les sourcil en regardant le sol. Ginny lui prit la main et la serra en signe d'apaisement. Il se détendit lui sourit et serra à son tour sa main.

Drago fit un clin d'½il à Hermione devant cette scène si évidente d'amourette.

Puis ils se mirent à ricaner silencieusement.

Harry se retourna et leur demanda :

« pourquoi vous pouffez comme des gamines de treize ans ? »

mais il ne lâchait toujours pas la main de Ginny.

« non rien » lui répondit Hermione les yeux rieurs.

« désolé je suis un peu sur les nerfs en ce moment » dit Harry « ça va vous deux ? »

« rien de nouveau sous le soleil écossais » répondit Drago en souriant.

« alors bonne nuit et à demain pour aller à pré au Lard » dit Harry

« OK » répondirent en c½ur les deux préfets.

« bye « dit Ginny.

Et le Survivant s'en alla vers son dortoir, une belle rousse à côté de lui qu'il tenait par la taille.

Hermione et Drago les regardèrent s'éloigner.

« ils sont adorables ces deux là » dit la brune.

« oui...je me demande s'ils sortent déjà ensemble » dit le blond.

« mystère et boule de gomme ! »

« quoi ? »

« c'est une expression moldue »

« ils sont fous ces moldus »

Sur le chemin du retour à la salle commune Hermione semblait soucieuse. Il l'interrogea de regard et elle dit :

« ça m'ennuie pour Ron. Tu comprends : s'il savait que l'on sort ensemble et en plus que sa petite s½ur flirte avec Harry. Ça serait le bouquet. Il ne pourrais pas encaisser ça car on est comme un quarto maintenant, plus un trio.... »

« peut être qu'il devrait se trouver aussi une copine. » suggéra Drago.

« oui ce serait la solution. Elle pourrait peut être le rendre moins grognon »

« faut pas demander la lune non plus... » dit le blond en riant.

En arrivant devant la porte de sa chambre, Drago souleva Hermione dans ses bras et la porta jusqu'à son lit. Il la déposa délicatement et l'embrassa doucement.

« bonne nuit ma belle... »

« fais de beaux rêves.... »

et il sortit de la chambre en lui souriant.

Plus les jours passaient et plus le couple était amené à penser que ce sentiment, étrange, léger, d'extase qui s'insufflait en eux n'avait d'autre nom que l'amour.

Drago se disait que si elle n'était plus là, il n'aurait pas la force de continuer, après tout elle avait redonné un sens à sa vie. Et c'est ça la passion, ça vous rend dépendant de l'autre.

Hermione savait qu'il était son premier amour et espérait très fort qu'il serait le dernier.

Le lendemain, les préfets, Harry et Ginny se re trouvèrent dans le Hall pour partir à Pré au Lard pour la journée.

Neville et Luna les rejoignirent sur le chemin du village. Harry expliqua en essayant de garder son sang froid, sa dernière dispute avec Ron qui ne supportait pas qu'il soit aussi proche de Drago.

« il veut que je choisisse entre lui et vous ! » dit il au couple de préfets.

Tout le monde était étonné de la puérilité de Ron et que les choses en soient arrivées là.

Ginny le corrigea : « il veut que l'ON choisisse. Il m'a aussi sermonné sur mon amitié avec vous. »

Tous étaient peinés. La situation semblait plus bloquée que jamais.

« il est stupide » ajouta Harry « on verra quand il aura grandi. Profitons de la journée et ne pensons pas à lui »

Et ainsi la discussion était close.

Mais au fond Harry était blessé : il avait toujours pouvoir cru régler toute sorte de différends avec Ron.

Ils se promenèrent tous les six dans les rues de Pré au lard. Drago acheta à Hermione une écharpe en laine de couleur vieux rose. Elle maudit alors le fait de ne pouvoir l'embrasser en public et lui glissa à l'oreille :

« je te remercierais plus tard »

« je m'en souviendrais » répondit il « j'ai une très bonne mémoire pour ces choses là »

- « vous vous souvenez du premier meeting de l'A.D ? » demanda alors Ginny.

« oui on s'étais tous réunis a « la tête de Sanglier » » dit Luna en désignant le pub du doigt.

Ça vous dit de rouvrir les ports du passé en buvant une biéraubeurre ? » demanda Harry.

Tous accueillirent cette proposition avec enthousiasme.

Le pub en question n'avait pas changé d'un poil depuis leur cinquième année : les mêmes chaises poussiéreuses, les mêmes clients bizarres...

On avait toujours autant l'impression de se trouver dans un magasin d'antiquité ou dans une boutique de malfaiteurs.

Ils s'assirent tous les six autour s'un table dans un coin, l'ambiance de l'endroit n'entamant pas le plaisir qu'ils prenaient à être tous réunis.

Ils se remémorèrent le premier meeting de l'A.D avec nostalgie. Hermione rappela l'embarras d'Harry quand il avait vu tous ces personnes débarquer dans le pub.

Cela lui avait réchauffé le c½ur car on le prenait vraiment au sérieux mais il avait été intimidé à l'idée de devoir leur faire un discours.

Drago les écoutait parler de ce souvenir avec attention. Depuis qu'il était passé de leur côté, pas un seule fois il n'avait regretté son choix.

Comme Dumbledore l'avait dit en fin de 4ème année, il avait choisi ce qui lui semblait juste pas ce qui lui semblait facile.

Les yeux de Drago se fixèrent soudain sur un homme à la jambe de bois qui venait d'entrer dans le pub : Gobesang.

Il donna une petite tape dans le dos à Harry. Celui ci leva les yeux et murmura aux autres dans un souffle à peine audible :

« Gobesang vient d'entrer. Faites comme si de rien n'était. Il ne doit pas croire qu'on le surveille. Drago, dis nous ce qu'il se passe tu es le mieux placé »

« il va au bar et commande quelque chose ...un Firewhiskey et il attend en buvant... »

Quelques minutes s'écoulèrent pendant lesquelles rien de suspect ne se passa. La discussion était même entrain de reprendre et Neville racontait comment il avait surpris Justin et Parvati dans une position compromettante dans la serre numéro 4.

Hermione pensa : « A croire que ce genre de chose n'arrive qu'à lui »

Soudain, Drago qui observait la bar du coin de l'½il, leur fit signe de se taire.

Gobesang discutait avec une figure noire encapuchonnée qui semblait sortie de nulle part.

« qui c'est ? » demanda Luna.

« on ne voit pas son visage » répondit le blond « il est habillé tout en noir. Il sort quelque chose de sa poche et le donne à Gobesang....c'est...je ne vis pas bien.....c'est une boîte de Dragées surprise de Bertie Crochue ! »

L'instant d'après passa comme un éclair : l'homme en noir sorti rapidement du pub et transplana une fois au dehors.

Gobesang resta au bar quelques secondes de plus jetant des regards anxieux derrière ses épaules. Puis, il finit son verre en une gorgée et sortit lui aussi du pub, la main dans sa poche contenant la boîte de bonbons.

« qu'est ce que ça veut dire ? » dit Ginny résumant le sentiment général.

# Posté le samedi 31 mars 2007 14:25