Fanfic Chapitre 5

 Fanfic  Chapitre  5
Chapitre 5 : Paniques et menaces



Le lendemain, à l'école, c'était un jour de deuil pour honorer la mémoire de Fudge.

Les cours furent annulés et les élèves fabriquèrent des animaux lumineux qui remplissaient peu à peu toute la Grande Salle.

Les elfes de maison avaient fabriqué un gâteau géant en forme de chapeau melon vert, ne souvenir du ministre et de son couvre chef dont il ne se séparait jamais.

Pendant que Malfoy prenait sa douche, Hermione trouva, en boule, prés du feu, une lettre que le jeune homme avait sans doute froissée de colère.

Poussée par la curiosité naturelle de tout être humain (c'est ce qu'elle se dit pour ne pas culpabiliser) elle la lut :

Cher fils,

Tu as vu hier de quoi nous étions capables et je t'ordonne de venir nous rejoindre au plus vite pour finir la noble tâche du Seigneur des Ténèbres.

Cesse de te cacher pitoyablement derrière la longue barbe de ce vieux sénile !

Ton destin est de suivre les traces de ton père , tu le sais.

La souffrance, la peine, l'amour, tout cela n'existe pas . Il n'y a que le pouvoir et ceux trop stupides pour ne pas le convoiter.

Ne choisit pas la voie de la douleur car je n'hésiterais pas à te faire souffrir si tu continues à nous trahir.

Narcissa Malfoy.

Choquée qu'une mère puisse s'adresser ainsi à son fils, Hermione laissa tomber la lettre par terre de dégoût. Son c½ur battait fort sous le choc.

Il ne mérite pas ça pensa t elle.

Elle s'aperçut alors que Drago l'observait, les cheveux mouillés sur le seuil de la salle de bain.

Il ne portait qu'un pantalon et des gouttelettes tombaient des ses cheveux sur son torse . La jeune fille détourna son regard.

"Je....euh...je suis désolée" dit elle très rapidement ne savant pas si elle s'excusait pour avoir lu la lettre ou pour prendre du plaisir à la regarder dans cette tenue.

Elle craignait un accès de colère du jeune homme comme il en avait déjà eu contre elle auparavant.

Mais Drago n'était plus un sournois se nourrissant du malheur des autres. Il savait maintenant ce que signifiait être rejeté et en souffrir. En fait, il était content de pouvoir partager ce poids avec quelqu'un.

"C'est pas grave " lui répondit il "Après ce que je t'ai dit hier, tu connais mon histoire."

Soulagée de sa réaction et aussi de le voir enfiler une chemise, elle se risqua à une question :

"Mais ... tu n'as pas peur de ce genre de lettre ?"

"Des menaces ... j'en ai reçu des dizaines comme ça depuis cet été. Faut juste pas se laisser impressionner. J'ai l'habitude."

Il était ravi d'avoir réussi à l'épater. En réalité elle était étonnée car elle l'avait toujours cru du style à provoquer mais à ne pas se battre contre beaucoup plus fort que lui.

"Mais ..." ajouta t elle.

D'un ton ferme, il enchaîna : " Quoi ! Tu penses que je devrais les rejoindre pour tenter de sauver ma peau ?"

"Non, bien sûr que non" répondit elle, rapidement, indignée par cette idée.

"Bien , je vois que nous sommes d'accord. De toute façon, il est bien trop tard maintenant, ils ne m'épargneraient pas ."

Puis il retourna se sécher les cheveux dans la salle de bain.

En écoutant le bruit du sèche cheveux, elle pensait qu'il fallait vraiment du cran pour s'être adapté à ce genre de situation.

Mais est ce que l'on accepte pas tout quand on n'a pas le choix ?

Le lendemain, alors qu'elle s'apprêtait à partir prendre son petit déjeuner, elle reçu la visite surprise de Ron et Harry. Heureusement que Drago (elle aimait penser à lui en l'appelant par son prénom...) était déjà parti, cela éviterait une joute verbale, voire physique. Elle craignait surtout les accès de colère de Ron dont la maîtrise de soi laissait quelque peu à désirer.

Le Survivant exposa l'objet de leur visite : il lui proposait de venir avec eux le week-end, prochain, au 12 Place Grimmaud, à Londres où se tiendrait une réunion importante de l'Ordre du Phoenix.

Après les tragiques événements de la veille, Dumbledore souhaitait faire le point sur la situation avec tous les membres de l'Ordre, mais aussi dans une optique de renforcement de l'union des Aurores.

Hermione accepta de bon c½ur, ravie de cette excursion qui lui changerait les idées et lui permettrait de revoir tant de personnes qu'elle appréciait.

Le 12, Place Grimmaud était devenu propriété de Harry à qui Sirius, son parrain défunt, avait tout légué dans son testament. Harry avait évidemment confirmé la maison dans son rôle de quartier général de l'Ordre qui travaillait en étroite collaboration avec le ministère sans pour autant en être dépendant.

Il y a un peu plus d'un an, Cornelius Fudge avait enfin compris que les seuls à pouvoir mener la lutte de front contre le Mage Noir étaient Dumbledore et Harry.

Ayant laissé les clefs de la maison aux Weasley qui y habitaient presque tout le temps, Harry serait assuré que la maison serait en bon état pour son emménagement l'été prochain. C'en était fini des brimades et des engueulades chez les Dursleys, le Survivant, majeur depuis quelques mois, prenait son indépendance.

Le samedi matin suivant, à dix heures, Hermione retrouva Harry, Ron et le professeur Rogue dans le Grand Hall. Les deux jeunes hommes affichaient un air dégoûté.

" Rassurez vous Potter" dit Rogue de sa voix aigre et méprisante " Cela ne m'enchante pas un instant que nous partagions ce voyage!"

"Je vois que pour une fois nous sommes d'accord, Professeur."répondit Harry d'une voix calme dans laquelle l'insolence et le sarcasme étaient à peine dissimulés.

Ils sortirent du château et montèrent dans un carrosse tiré par deux Sombrals qui les attendait.

La voiture pris la route de Pré au Lard et, une fois en dehors du domaine de Poudlard, il s'arrêta. Les passagers descendirent au bord de la route et, tous les quatre, ils disparurent soudainement dans un "CRAC" sonore.

Le Trio avait passé avec succès ses examens de Transplanage à la fin de l'année dernière

( Ron s'y était quand même pris à deux fois car la première ,il avait transplané au beau milieu d'un magasin moldu de sucreries, comme quoi chassez le naturel, il revient au galop!).

Ils se matérialisèrent tous les quatre en même temps, dans une rue adjacente à la Place Grimmauld. Une fois devant le numéro 12, Hermione ne put s'empêcher de nouveau d'être surprise de voir la demeure surgir de nulle part.

Une vague de souvenirs envahit brusquement son esprit.

Elle avait vécu déjà tant de choses ici : les disputes avec Ron, les repas préparés avec Mme Weasley et Ginny, les rires gutturaux de Sirius et ses engueulades avec Rogue; et puis, il y a un an et demi, ses longues heures passés à serrer dans ses bras un Harry inconsolable, incapable de parler de la disparition de son parrain.

Elle laissa échapper un soupir de tristesse et suivit les autres qui étaient déjà en haut des marches de l'entrée.

Ils traversèrent sur la pointe des pieds le vestibule qui donnait sur la cuisine. En effet aucune solution n'avait encore été trouvée pour décrocher le portrait de la mère de Sirius, donc celle ci continuait allègrement d'insulter tous ceux qui passaient trop bruyamment dans l'entrée.

De forts bruits de conversation s'élevaient de la cuisine. Hermione sentit la main de Ron serrer la sienne pour la guider dans la pénombre. Le rouquin ne manquait jamais une occasion de manifester son amitié à la jeune fille et tentait depuis quelques années d'apaiser leurs différends au lieu de les envenimer (comme il savait si bien le faire pendant les premières années à Poudlard).

Rogue ouvrit la porte de la cuisine. Hermione sentit une vague de joie la submerger à la vue de tous ces visages souriants.

Il y avait là toutes ces personnes qui faisaient aussi partie de sa famille magique :M. et Mme Weasley accompagnés de leurs fils Bill, George et Fred ; Tonks, une jeune Aurore comique ; Lupin, Loup garou et ami proche du père de Harry ; Maugrey Fol ¼il, un vieil Auror talentueux mais un peu paranoïaque ; Mme Londubat ,la grand mère de Neville leur camarade d'école; et plein d'autres encore....

La cuisine étaient emplie d'un brouhaha jovial. La Trio passa au moins une heure à saluer tout le monde

Bien que leurs parents soient présents, Ginny et Neville n'avaient pas été conviés à la réunion. Mme Weasley et Mme Londubat, en bonnes mère poules, pensaient qu'ils étaient trop jeunes pour être mêlés à cela. Les trois compères relevèrent l'injustice qui étaient faite à leurs camarades qui avaient largement contribué à la lutte contre Voldemort ; et se promirent de tout leur raconter en rentrant.

Les discussions continuèrent pendant quelques heures, les convives sirotant une Bière au Beurre(ou quelque chose de plus fort) et se servant parmi les délicieux snacks du buffet préparé par Mme Weasley.

Harry était sollicité de tous les côtés, si bien qu'Hermione lui apporta quelques toasts de caviar d'aubergine car il n'avait rien avalé depuis le petit déjeuner.

Enfin, vers 14 heures, Dumbledore se leva (le bruit diminua soudainement) et fit apparaître au milieu de la pièce, une table en chêne gigantesque entourée de sièges.

Dans un silence quasi religieux, les convives s'assirent , l'expression de leurs visages étant désormais moins légère, plus crispée.

Harry prit place à la droite de Dumbledore, à côté de Lupin qui lui lançait des regards emplis de fierté paternelle. Le Survivant et le Loup Garou s"étaient considérablement rapprochés depuis la mort de Sirius qui les avait beaucoup affecté.

Harry avait même passé une semaine, l'été dernier avec Lupin (pas pendant la peine Lune) à Grimmauld Place.

Dumbledore se leva de nouveau et tous les regards se tournèrent vers lui. La réunion pouvait commencer.

Le Vieux sorcier résuma la situation et les directives de sécurité prises par le ministère depuis l'assassinat de Fudge. Puis, chacun à son tour, les membres de l'Ordre se levèrent pour rendre compte de leurs missions respectives.

Lupin avait amené avec lui, un compagnon loup garou et, à deux, ils avaient crée le groupe LCCV ("Les Crocs Contre Voldemort") qui comportait maintenant 166 membres dans tout le Royaume Uni. L'ouverture d'une section internationale du groupe était en projet.

De son côté, Tonks, plus grâce à sa beauté naturelle qu'à ses talents oratoires, avait réussi à monter le fils MacNair contre son père. Ce dernier jouait désormais l'espion dans sa famille de Mangemorts.

M. Weasley et son fils Bill étaient partis en reconnaissance dans le Yorkshire où ils avouèrent s'être bien amusés en observant les Mangemorts qui tentaient de parquer les Détrakeurs sous une Bulle de Contrôle.

Apparemment, Voldemort avait du fil à retordre avec ses soi disant alliés.

Les autres membres parlèrent surtout de leurs tentatives de convaincre et de prévenir le plus de sorciers possibles pour qu'ils ne tombent pas sous la coupe de Voldemort.

Rogue resta silencieux, mais tout le monde savait qu'il jouait l'espion auprès du Mage Noir et qu'il était en période de repos au sein de l'Ordre.

Dumbledore clôt la réunion en les encourageant et en les félicitant tous dans leurs entreprises.

Puis peu à peu, alors que le soir approchait, les convives quittèrent la demeure jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le Trio, les parents et les jumeaux Weasley, Lupin et Rogue. Ce dernier avait la tâche ingrate de protéger les trois élèves et de les ramener sains et saufs le lendemain à Poudlard. Harry clamait qu'il n'avait nullement besoin d'une quelconque protection

( l'imprudence de la jeunesse...) mais Dumbledore et Mme Weasley (ainsi que Lupin) n'avaient rien voulu entendre.

Le dîner fut merveilleux. Les rires fusaient dans la sombre cuisine de Place Grimmauld et tout le monde fit honneur à la tarte aux pommes de Mme Weasley (même Rogue qui en reprit !)

Hermione pensait qu'il était vraiment inhabituel de voir un professeur en dehors du contexte scolaire, loin des leçons et de la discipline. En fait, entouré de personnes de son âge, Rogue n'était pas si fermé, pas si sévère.

Il ne souriait pas (faut pas demander la lune non plus ! ) mais il pouvait soutenir une conversation sans être désagréable ou méprisant.

Hermione échangea même quelques mots avec lui à propos d'une formule d'assèchement des zones marécageuses. Rogue lui raconta que cette formule avait été fréquemment utilisées par des sorciers français aux siècles derniers dans la région du Poitou. A l'époque, les moldus résidant dans la région avaient cru à un miracle en découvrant les marais asséchés et avaient attribué cela à la Vierge Marie.

La bonne humeur des jumeaux Weasley était contagieuse. Fred et George avaient amené des exemplaires de leurs inventions pour leur magasin de farces et attrapes.

La boutique, installée sur la Chemin de Traverse et baptisée "Au Balafré" (en l'honneur de Harry qui l'avait largement financée) connaissait un succès incroyable.

" Tiens Hermione" dit Fred sans malice dans la voix ( ce qui était rare) " On a rapporté quelque chose qui devrait te plaire!"

Elle jeta un regard suspicieux au rouquin. Celui ci se mit à farfouiller dans son sac à dos et en sortit un morceau de tissu gris, sale et déchiré.

"On dirait...une toge d'elfe de maison! " s'écria Ron.

" Tout à fait juste, petit frère" répondit George "Mais celle ci est taillée pour les humains et elle a des qualités....made in Weasley!".

Ron n'eut pas le temps d'objecter ; Fred lui enfilait déjà la toge grâce à un sort d'habillage.

Sous les effets de la toge, Ron rétrécit à vue d'½il jusqu'à devenir de la taille de Dobby et deux grandes oreilles lui poussèrent de chaque côté de la tête.

George, avec l'expression de quelqu'un qui vient de recevoir le prix Nobel, lui tendit un miroir.

Ron poussa un cri d'horreur : sa peau était toute fripée, ses yeux globuleux et larmoyants, et son nez taillé comme une carotte. Toutefois il était toujours reconnaissable et avait gardé sa voix humaine.

Dans la cuisine, tout le monde était stupéfait, même Rogue qui regardait son élève la bouche ouverte sans savoir quoi dire.

" Ne vous inquiétez pas" dit George en voyant le visage crispé e sa mère "Les effets ne durent qu'une heure. On n'a pas encore trouvé comment faire changer la voix de la victime car c'est compliqué, il faut rentrer dans des sorts de semi métamorphose."

Fred se pencha vers le petit Elfe-Ron : " Maintenant tu sais ce que cela fait d'être un elfe de maison!"

Hermione souriait : " C'est vraiment génial comme idée ! Ca va permettre de remettre un peu à leur place les sorciers qui se prennent pour les maîtres du monde magique. Quel dommage qu'on ait pas essayé cette toge sur M.Malfoy quand il maltraitait Dobby! Vous imaginez sa tête ?"

Des rires fusèrent dans la cuisine. En écoutant les compliments d'Hermione (qui étaient rares surtout à leur égard ) les jumeaux affichèrent un sourire satisfait. Ils pouvaient aussi être sérieux quand ils voulaient.

" C'est toi qui nous a donné l'idée avec la S.A.L.E. , on a voulu faire une invention militante." ajouta Fred.

Pendant le reste de la soirée, les jumeaux firent aussi tester à Pattenrond des "dancing pills". Le petit félin gesticulait dans tous les sens dans la cuisine en effectuant des figures impensables pour un chat en temps normal. Cette farce fit moins rire Hermione qui avait du mal à calmer l'animal, tout nerveux et essoufflé de ce qui lui était arrivé.

Harry et Lupin discutèrent longtemps ensemble près du feu, leurs visages sombres ou rieurs au fil des sujets abordés.

La jeune fille entendit Harry parler de son avenir et du métier qui aimerait exercer plus tard : Auror. Pour cela il lui fallait suivre une formation de 3 ans après Poudlard sur laquelle Lupin le renseignait. Hermione parlait rarement de ces choses avec ses deux amis. Elle pensait que Harry préférait en discuter avec quelqu'un qui avait de l'expérience, un adulte, comme elle le faisait elle-même avec ses parents.

Détournant son attention de Harry et Lupin, elle s'aperçut que Mme Weasley et Rogue parlaient ensemble.

Percevant le nom de Malfoy dans la conversation, elle tendit l'oreille.

"Je l'ai vu quand il est arrivé à Poudlard à la fin de l'été. Il était dans un état....A ce moment, j'ai haï le Seigneur des ténèbres de toute mon âme."

Molly, en mère modèle, hochait la tête en signe d'acquiescement en marmonnant "Oui pauvre garçon..."

Hermione était réellement surprise d'appendre que Rogue avait été un jour mal pour quelqu'un. Elle ne pensait pas son professeur capable de se confier ni de faire preuve de sentiments aussi humains. Remarque Drago avait toujours été le chouchou de Rogue depuis la première année.

Cette nuit là, tous les occupants de la Place Grimmauld plongèrent dans le plus serein des sommeils. Hermione entourée des personnes qu'elle chérissait tant, pensa que l'alchimie du Trio était de nouveau totale.

Ils se réveillèrent tard le lendemain, prirent un long brunch, et ce fut le moment de repartir.

Les adieux furent très tendres, surtout avec Mme Weasley.

Vers le milieu de l'après midi, ils étaient de retour à Poudlard, des images agréables de cette soirée plein la tête.

Les jours suivants, Hermione se sentait de plus en plus coupable, d'abord de ne rien révéler des mots de Malfoy à Harry et aussi de se lier d'amitié avec leur ennemi juré.

En réalité, elle conservait ces informations comme la preuve du lien qui l'unissait maintenant au Serpentard; Elle était fière qu'il lui fasse confiance et elle n'allait pas tout gâcher.

Elle pensait (avec raison) que celui ci commençait à l'apprécier et l'avait même surpris entrain de fredonner le refrain de la chanson de Norah Jones.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 16:20

fanfic Chapitre6

 fanfic Chapitre6
Chapitre 6 : L'union fait la force


Un matin, en allant prendre son petit déjeuner, Hermione croisa Ginny dans les couloirs. Celle ci l'entraîna dans la salle d'histoire de la Magie et la questionna :

" Hermione, tu es sûre que ça va en ce moment? Tu paraîs préoccupée et plus dans tes pensées que d'habitude."

La brune se mordit la lèvre. Mince ! Elle avait espéré qu'on ne remarquerait pas qu'elle était plus dans la lune que d'habitude.

Comment ne pas être préoccupée avec de telles révélations à porter !

Voyant que son amie ne savait que répondre, Ginny reprit : "Tu es sûre que tout se passe bien avec Malfoy ? Parce que s'il te fait la vie dure, je le dirais à Ron et à Harry qui seront enchantés de se défouler et de lui faire la tête au carré !"

" Non ça va de ce côté là" commença Hermione rapidement "Ecoute, tu gardes pour toi ce que je vais te dire ..."commença Hermione.

" Je te le jure ".






"En fait il est chamboulé et on ne parle pas beaucoup. Il s'enferme dans sa chambre la plus part du temps , mais je te rassure il me traite avec respect. On arrive même à discuter de temps à autre.""

En voyant l'½il étonné de la rousse, Hermione ajouta :

"Je sais que cela semble difficile à croire mais il est seul maintenant et tous ses anciens copains se liguent contre lui."

Ginny répondit lentement :

" Oui, j'ai entendu Bulstrode et Goyle le traiter de lâche et de traître hier alors que j'allais à mon cours de Potions. Je pense aussi que la situation a changé ; de là à dire qu'il ait changé, le temps seul nous le dira."

Les deux jeunes filles s'échangèrent un regard complice.

Hermione était content d'avoir pu rassurer Ginny tout en soulageant sa conscience et en ne trahissant pas les secrets que Malfoy lui avait confié.

Elle avait aussi oublié de préciser la vitesse inhabituelle à laquelle battait son c½ur quand le blond lui adressait la parole.

Puis, elles se dirigèrent vers la Grande Salle.

Le lien d'amitié entre les deux filles s'était renforcé depuis leur escapade au Département des Mystères il y a deux ans ; et elle étaient bien contentes de cette évolution qui leur permettait d'échanger des secrets typiquement féminins.

Ginny avait bien compris qu'Hermione n'était pas fâchée d'être la quasi unique interlocutrice du beau Malfoy.

Alors qu'elles s'asseyaient en face de Ron et Harry, Dumbledore se leva :

" Chers élèves, Rassurez vous car je en vais pas vous ennuyer avec un de ces long discours moralisateurs qui sont la spécialité des vieilles personnes comme moi. Je tiens juste à rappeler que l'union de tous est indispensable maintenant que le Mage Noir a refait surface.

Je rappelle aussi que les réunions de l'Association de Défense sont idéales pour se préparer en cas d'attaque. Pour les inscriptions voyez M.Harry Potter. Bon appétit."

Tout le monde applaudit les paroles du vieux sorcier sauf les Serpentards. Le fossé crée entre ceux ci et les autres maisons ne cessait de s'agrandir depuis l'assassinat du ministre.

Tous les Verts et Argents soutenaient Crabbe et l'entouraient d'une garde d'honneur dans tous ses déplacements. Celui ci, ravi de cette nouvelle notoriété acquise par le meurtre de son père, se pavanait dans les couloirs avec des airs féroces et supérieurs.

Quelques Serpentards n'appréciaient pas l'effronterie de Crabbe, mais ne disaient mot de peur de se mettre toute leur maison à dos.

Le discours de Dumbledore ne pouvait pas faire de miracles. C'était la guerre froide entre les enfants de Mangemorts et les autres. Les préfets, et en particulier Hermione, avaient beaucoup à faire pour empêcher les batailles qui éclataient régulièrement à différents endroits du château.

Drago avait décidé de sortir un peu de son isolement pour l'aider même si cela signifiait subir les insultes des Serpentards et les regards railleurs ou pleins de pitié des autres.

Elle lui était reconnaissante de ce geste.

Pendant un Cours de Soins au Créatures Magiques, Hagrid montait aux élèves comment maîtriser un Billywig, un petit insecte ,couleur bleu saphir, originaire d' Australie .

Hagrid n'ayant malheureusement pas perdu son goût pour toutes les créatures dangereuses , la bestiole en question était quand même classée dans la catégorie " seulement pour sorciers professionnels et spécialisés." (voir "Fantastic beasts and where to find them")

Ron et Harry ne semblaient pas suivre les explications ( ce qui était rare quand c'était Hagrid qui faisait le cours ) et parlaient à voix basse.

Hermione s'agenouilla dans l'herbe à côté d'eux et demanda ce qui n'allait pas.

"Non, non, tout va bien. Pas de problème!" dit Ron très rapidement.

" Ne sois pas stupide " dit Harry en soupirant, puis il se tourna vers Hermione et lui expliqua comme si il rendait un diagnostic médical : " Ron est, disons,... tracassé par les réflexions du professeur Trelawley à son égard".

Hermione se souvenait très bien de professeur de Divination qu'elle considérait comme une vieille folle se prenant pour l'Oeil du futur (ce qui n'était pas tout à fait faux...)

Elle avait vite arrêté cette matière dès sa troisième année n'en voyant pas l'utilité. Regarder pendant une heure de la fumée dans une boule de cristal était du temps perdu et ne représentait pas du travail assez concret pour elle. Rien de tel qu'un bon vieux manuel!

Elle eut un regard amusé et vit que Harry se retenait de pouffer de rire.

Puis elle se tourna vers Ron et dit sur un ton mi agacé, mi rassurant :

"Alors, laisse moi deviner. Elle t'a prédit que tu mourrais bientôt, dans d'atroces souffrances et que tu étais maudit."

"Comment tu sais ça ? "dit Ron en la regardant avec des yeux ronds comme si elle était la Pythie de Delphes (la prêtresse du temple d'Apollon dans la Grèce Classique).

" Je le sais, pas parce que je sais lire l'avenir ; mais parce qu' elle prédit ça à tout le monde depuis des années. Prends l'exemple d'Harry, depuis qu'elle le connaît elle lui prédit tous les ans sa mort et pourtant il est bien là aujourd'hui avec nous !" répondit Hermione en posant sa main sur l'épaule d'Harry comme pour prouver à Ron qu'il était matériellement présent.

"De toutes façons tu sais les risques que tu prends et que tu as pris en te battant à mes côtés."ajouta Harry.

"Y a pas de raison de s'inquiéter. Dans le contexte actuel, on est tous menacés; faut pas se laisser impressionner"surenchérit Hermione.

Elle se rendit compte qu'elle rassurait Ron avec la même phrase que Drago l'avait rassurée à propos de la lettre de sa mère. Elle avait même failli donner l'exemple de Malfoy pour illustrer son propos mais là elle aurait tout foutu en l'air. Ses deux amis se seraient doutés de quelque chose.

" Bon vous avez raison" dit Ron en regagnant de l'assurance"il faut pas que je me laisse distraire car demain on a notre match contre les Serpentards. Ce sera un peu un affrontement collatéral entre Dumbledore et Vous savez Qui."

" Oui en quelque sorte" acquiescèrent les deux autres.

Le soir, Hermione arriva dans la salle commune comme une furie. Sa robe était toute tâchée de bleu car Parkinson avait fait exploser un Billywig sur son uniforme. Elle ne s'était pas gênée pour enlever 10 points à cette petite peste. La journée avait été chargée : elle avait du arrêter un duel entre Milicent Bulstrode et Hannah Habbot qui s'arrachaient les cheveux à la manière moldue près de la Volière.

N'ayant pas sa baquette avec elle, il lui avait fallu entrer dans la bataille pour les séparer et sa coiffure ressemblait , après ça, à celle des Jackon's Five !

Pendant qu'elle fulminait contre ses malheurs, elle vit que Drago la regardait apparemment très amusé par la situation. En fait il était attendri devant la mine contrariée d'Hermione, mais celle ci , dans l'énervement, avait cru qu'il se moquait d'elle.

" Qu'est ce qui te fait rire ?" lança t elle d'un ton acide " T'es pas mieux avec tes cheveux gras !".

" Je te trouve assez comique et comme je n'ai pas souvent l'occasion de rire..."

Elle lui lança un regard type "congélateur".

" Et pour ta gouverne, j'utilise de la laque et pas du gel, donc mes cheveux sont sensuellement croustillants !"ajouta t il, le sarcasme dans la voix.

Elle se mit à rire et sa joie envahit la pièce.

Finalement, il se leva et l'aida doucement à retirer son sac et son manteau.

" Merci " dit elle " Bon je crois qu'une douche s'impose, je ne vais pas avoir le temps d'aller dîner." Elle se dit qu'elle justifiera son absence au dîner par la fatigue.

" Laisse; je m'en occupe" dit il "on mangera ici". Et il se rendit aux cuisines.

Sous la douche, elle se détendit et se débarrassa de toutes les tensions accumulées tout au long de cette journée.

Puis elle enfila un jean et un pull-over vert foncé moulant et entra dans la salle commune.

Ses cheveux étaient à nouveau lisses et soyeux et tombaient avec grâce sur ses épaules jusqu'au bas de son dos . (merci à la lotion "Magic hair "!)

Drago la trouva désirable dans cette tenue qui reflétait bien la beauté naturelle de la jeune fille.

Depuis sa première année à Poudlard, il avait toujours pensé qu'il serait mieux de supprimer les uniformes car comme ça ; on pourrait mieux voir les formes des filles.

La pensée de ce souvenir le fit sourire, mais in ne le fit pas partager à Hermione de peur de passer pour un pervers.

Il la fit s'asseoir comme pour un grand dîner, et ils mangèrent discutant des cours et du métier qu"il voudraient faire plus tard. Etant sûr de ne pas devenir mangemort, Drago avait maintenant plein de possibilités, peut être médecin à Ste Mangouste ? (il était très bon en Potions).

Il n'y avait plus aucune animosité entre les deux préfets. Ils étaient comme deux personnes qui se découvrent pour la première fois.

De temps en temps, il lui jetait un regard amusé se souvenant de la tête de la jeune fille quand elle était rentrée des cours.

"Tu riras moins demain quand Gryffondor écrasera Serpentard au Quidditch ! " lui lança t elle en mordant dans une pomme Granny.

" En effet je ne rirais pas car je ne fais plus partie de l'équipe de Serpentard,. En fait cela me plairait bien qu'ils perdent" dit il une légère expression sadique sur le visage.

Elle le regarda, étonnée qu'il se fiche aussi ouvertement de l'issue d'un match de Quidditch, sport sacré chez les jeunes sorciers.

" Pour répondre à la question que tu vas me poser "ajouta t il " Je me suis cassé de l'équipe dès le début de l'année. De toute façon, je ne suis plus un Serpentard maintenant."

Elle sentit qu'il regrettait de ne plus appartenir à une équipe, à une maison et, comme elle de ne plus vivre en commun avec des copains de son âge. Il était soulagé de ne pas avoir à côtoyer les Serpentards mais la solitude n'était pas non plus une solution.

" Nous sommes un peu à part tous les deux en grande partie à cause de notre statut de préfets en chefs" lui dit elle.

Enfin, elle se leva pour aller se coucher, quand il lui dit, en désignant sa tenue : "Tu es très jolie comme ça".

Les yeux pétillants, elle lui dit "Bonne nuit" et lui envoya un baiser du revers de sa main. Le baiser invisible atteignit Drago en plein c½ur, un sourire béat se dessinant sur son visage. Jamais il n'avait ressenti cela pour une fille...

En entrant dans sa chambre, elle trouva sur sa commode, la chouette de Harry, Hedwige, qui portait un petit bout de parchemin accroché à sa patte.

A la vue du volatile, Pattenrond se mit à sortir les griffes et ses poils se dressèrent sur son dos. Hermione s'empressa de prendre le papier et laissa la chouette aux plumes blanches comme le lait s'envoler dans la nuit.

Dans la lettre, comme elle s'en était doutée, Harry s'inquiétait de son absence au dîner .

Elle dut tout lui expliquer dans sa réponse : sa journée, Parkinson et le Billywig, la bataille entre les élèves , la fatigue...

Au moins comme ça il serait rassuré. Elle n'aimait pas qu'il s'inquiète mais était touchée par son attitude protectrice et fraternelle.

Elle n'arrivait pas à s'avouer qu'elle avait eu la flemme de descendre au dîner et surtout qu'elle avait préférer rester avec Drago.

Réalisant que, Hedwige partie, elle n'avait pas de moyen pour envoyer sa réponse, elle prit la lettre et la tapota avec sa baquette : "Postus Magico" "Tour de Gryffondor""Harry Potter". La lettre se transforma en avion et s'envola par la fenêtre vers son destinataire.

# Posté le lundi 26 mars 2007 14:20

Suiite 2eme partiie

 Suiite  2eme  partiie
L'union fait la force : 2ème partie

Le lendemain comme d'habitude, les Gryffondors battirent les Serpentards à plates coutures 180 à 20 !

Drago avait regardé le match depuis la salle commune jugeant qu'il était encore trop tôt pour se montrer en public particulièrement lors de ce genre de confrontation qui mettait toute l'école en ébullition.

Il avait observé Harry avec attention , reconnaissant qu'il était vraiment très doué sur un balai. On voyait tout de suite qu'il était dans son élément. Drago l'enviait car, étant comme tous les sorciers fan des sensations fortes que procurent le Quidditch, il rêvait de pouvoir remonter sur un balai. Malheureusement il avait égaré le sien durant sa cavale de l'été avant son retour au château.

Ne désespérant pas d'un retour à la vie publique et au Quidditch, il feuilletait avidement les pages de "Balai Magazine" en comparant la puissance des engins.

Une semaine avant les vacances de Noël, un triste événement, secoua de nouveau l'école : Miss Teigne, la chatte de Rusard, le gardien de l'école, était finalement morte de vieillesse.

Le vieil homme hargneux était effondré . Tout le monde savait à quel point il aimait cet animal qui le suivait partout.

Comme il n'aimait personne particulièrement et qu'il détestait tous les élèves, le chat était sa seule compagnie à l'école.

Rusard avait tellement de chagrin qu'il ne punissait plus les élèves et passait son temps à se lamenter dans son bureau en tenant précieusement dans ses mains calleuses une photo de l'animal.

Devant ce triste état des choses, l'équipe des professeurs lui conseilla de prendre quelques mois de repos pour se remettre de sa perte. Il accepta et quitta l'école.

Dumbledore décida qu'il fallait s'occuper de son remplacement avant les vacances de Noel, car il ne devait pas y avoir de failles dans la sécurité de l'école.

N'ayant pas beaucoup de temps pour réfléchir, il embaucha un homme que lui conseilla Dolores Ombrage , ministre de la Magie intérimaire.

Ce fut le dernier jour de classe que le nouveau gardien fut présenté aux élèves. Il était de taille moyenne, avait une longue tignasse de cheveux blancs attachée en un catogan et portait une jambe de bois.

On aurait dit un pirate dans la force de l'âge.

Sa figure était presque aussi pâle que ses cheveux et était défiguré par une large cicatrice qui lui traversait le front de part en part comme si on lui avait ouvert le crâne.

Légèrement courbé par son handicap à la jambe, sa stature n'en restait pas moins impressionnante et son aspect général n'incitait pas à engager la conversation avec lui.

" Je vous présente à tous M. Gobesang qui remplacera M. Rusard le temps qu'il sera nécessaire" annonça Dumbledore d'un air enjoué.

Il eut des murmures peu discrets dans la Grande salle et une expression mêlée de terreur et de dégoût apparut sur la figure de la plus part des élèves.

"Moi, il ne me dit rien qui vaille" annonça Ron de but en blanc.

" Ron !" s'écria Hermione "Ne juge pas les gens hâtivement et sur leur apparence! Tu ne lui laisse aucune chance en agissant ainsi? Rappelle toi de Maugrey Fol ½il, son aspect non plus n'ait pas très avenant et pourtant c'est notre ami et quelqu'un qui mérite un grand respect car il s'est battu pour nous tous !"

Ginny approuva Hermione et lança un regard désapprobateur à Ron. Celui ci ne savait que dire, pris de cours par la remarque d'Hermione qui l'avait sévèrement remis à sa place.

Il s'excusa en grognant.

Hermione se rendit compte qu'elle y était peut être allé un peu fort mais elle savait ce que c'était d'être rejetée au premier coup d'½il : les "sang impurs" était souvent jugés avant même qu'ils aient pu ouvrir la bouche pour se défendre.

Elle se sentait solidaire de toutes les personnes n'entrant pas dans la catégorie "banalement normales".

Harry , l'air ailleurs, ne disait rien depuis dix minutes. Il fixait le nouveau gardien comme pour trouver quelque chose qui le dérangeait mais il ne savait pas quoi.

"Désolé de vous contredire les filles , mais j'ai l'impression qu'il y a un truc pas net chez cet homme... et ce qui m'ennuie le plus, c'est que son visage ne laisse rien entrevoir de sa pensée".

Il avait raison : la figure de Gobesang était on ne peut plus inexpressive. Elle ne reflétait aucun sentiment particulier ni la joie, ni l'inquiétude, ni la colère, ni le mépris ...

" Peut être qu'à force d'attendre le mal, je le vois partout" ajouta Harry en haussant les épaules.

Dumbledore annonça aussi ce soir là que, vu la situation, il conseillait aux élèves de rester à Poudlard pour les vacances de Noël et d'éviter ainsi un voyage pouvant s'avérer dangereux.

Beaucoup d'élèves, sauf les Sepentards, suivirent le conseil du directeur.

Hermione fut ravie et donna ce prétexte à ses parents pour pouvoir passer du temps avec ses amis qu'elle ne voyait pas beaucoup en temps normal.

Drago n'avait personne chez qui aller alors il resta à l'école pour la première fois de sa scolarité. De plus, c'était plus sûr pour lui car il savait qu'il était protégé dans l'enceinte du château, particulièrement par Rogue qui avait toujours eu de la sympathie pour le jeune homme sans que celui ci sache pourquoi.

Deux jours avant Noel, les préfets en chef se reposaient dans leur salle commune.

Drago réfléchissait les yeux fixant la neige tombant en gros flocons cotonneux au dehors. Il en avait vraiment marre d'être enfermé. Il savait qu'il fuyait ses problèmes en s'isolant.

La confrontation avec ceux ci viendrait plus tard, elle n'en serait que plus brutale.

Près du feu, Hermione lisait un livre nommé La Magie Blanche contre la Magie Noire

(tome 2), quand soudain on frappa lourdement à la porte.

Le professeur Rogue n'attendit pas qu'on l'invite à entrer et se posta au milieu de la pièce en position triomphante tel Louis XIV dans la Galerie des Glaces.

Harry l'accompagnait.

Perturbés par cette intrusion dans leur espace privé, les deux préfets en chef stoppèrent instantanément leurs activités respectives.

" M.Malfoy" commença Rogue sans prendre la peine de dire bonjour, " Le directeur a jugé nécessaire, dans les circonstances actuelles, qu'il était temps d'informer M. Potter de votre changement de camp. Il pense que nous pouvons vous faire confiance et vous serez donc mis au courant des mesures mises en ½uvre pour contrer le Seigneur des Ténèbres. Nous souhaiterions également que vous suiviez désormais les cours de l'Association de Défense afin de vous rendre utiles dans des affrontements à venir. Votre connaissance avancée des pratiques des Mangemorts nous sera très utile."

Un sourire de satisfaction venant du plus profond de son être se dessina sur le visage de Malfoy. "Enfin" pensa t il "Je ne suis plus en quarantaine et je vais pouvoir prouver ma

valeur !" Le blond se sentit soudain soulagé d'un poids et le désir de combat , de vengeance monta en lui .

Il s'était juré que l'été dernier était définitivement le dernier de la sorte.

Puis sans un mot de plus, Rogue quitta la pièce, en faisant voler ses robes, laissant les trois camarades seuls.

Hermione regarda Drago avec un visage dont tous les traits reflétaient la joie. Elle savait l'importance de cette nouvelle pour lui.

Harry se racla la gorge pour signaler sa présence. Elle se tourna vers lui en attente d'une réaction : colère? déception? compréhension ? indifférence ?

Mais il lui dit gentiment : " Alors c'est ça que tu nous cachais ?".

Elle lui pris la main et prit sa tête d'enfant espiègle : "Oui, désolée".

" Ce n'est pas grave, je m'en doutais de toute façon et les autres ont compris plus ou moins ce qui se tramait". Elle fut soulagée de l'entendre dire ça et étonnée par la capacité de compréhension de Harry.

Ce fut au tour de Drago de tousser pour leur rappeler qu'il était toujours là. Les Malfoys n'ont pas l'habitude d'être ignorés.

"C'est une situation plutôt cocasse, honnêtement, je ne pensait pas vivre ça un jour ! " dit Harry d'un air détendu en regardant Malfoy.

Hermione fit les gros yeux à son ami pour lui faire comprendre de ne pas enfoncer Drago dont le visage commençait à se crisper.

Celui ci n'osait rien dire et semblait tout à coup beaucoup s'intéresser à ses chaussures.

"Bon j'ai promis aux autres de les rejoindre dans le parc alors je te laisse lui expliquer pour la pièce. Ca ne t'ennuie pas ?" demanda Harry à Hermione.

"Non, bien sûr. Vas y. Je vous rejoins dans quelques instants" lui répondit elle en souriant.

Et il sortit de la salle, un air amusé sur le visage.

Il n'était pas sadique mais ça fait toujours plaisir d'être en position de force face à Malfoy !

La scène à laquelle il avait assisté avait rendu Drago envieux de la complicité qui unissait Hermione et Harry. Lui avait toujours dominé les camarades avec lesquels il traînait sans jamais établir de véritables relations d'égal à égal avec eux. Il se rendit compte que la véritable amitié, indestructible existait bel et bien, mais ses parents la lui avait toujours décrite comme une faiblesse. En fait, ressentir des sentiments si vrais et une telle confiance l'un dans l'autre était une force.

Il fut sorti de sa rêverie par la douce voix d'Hermione.

"Bon, je vais t'expliquer pour l'A.D. Voici une pièce, c'est un Gallion auquel un sort a été jeté. Les chiffres sur le côté de la pièce changent quand Harry change ceux de sa propre pièce et indiquent alors la date et de l'heure de la prochaine réunion.

On se réunit toujours dans la salle de Métamorphose qui est assez grande pour la pratique. Il y a plusieurs groupes de réunion et tous ne sont pas convoqués à la même date car on est très nombreux maintenant."

Elle avait dit tout cela d'une traite et semblait très fière du succès de l'A.D.

"C'est ingénieux le système de la pièce" remarqua Drago.

Elle rougit légèrement et lui répondit : "Merci, c'est moi qui l'ai inventé en cinquième année quand les réunions étaient clandestines et interdites. On l'a gardé en souvenir".

" Ca ne m'étonne pas de toi. Tu sais je t'ai toujours trouvé très intelligente même lorsque je n'était un salaud et que je me moquais de toi."

C'était la première fois qu'il faisait allusion à la personne qu'il avait été pendant les seize premières années de sa vie. Elle ne savait pas quoi dire.

" Je voulais d'ailleurs m'excuser auprès de toi, et plus tard auprès de tous les autres ,pour mon attitude mais j'étais tellement conditionné . Tu te rends compte que dès mes sept ans j'ai commencé ma formation de Mangemort ! Aujourd'hui je me rends compte que je subissait un vrai lavage de cerveau à la maison" ajouta t il, une boule d'angoisse se formant dans sa gorge l'évocation de son passé.

Touchée par ses mots et par le fait qu'il lui ouvre son c½ur, elle lui prit la main et la serra. Il était pardonné.

"Tu sais si tu veux en parler de ça ou de quoi que ce soit d'autre, je suis là" lui dit elle.

Elle plongea son regard brun dans celui bleu ciel du jeune homme qui lui sourit avec tendresse et reconnaissance.

Puis elle reprit ses esprits et lui lâcha la main (avec réticence) :

"Bon, pour l 'A.D, je t'accompagnerais car je ne te cache pas que tu vas te retrouver dans une salle pleine d'élèves qui ne te portent pas dans leur c½ur. Mais je pense que cela se passera bien car Harry les aura prévenu ".

Un peu gênée et troublée par leur contact de tout à l'heure, elle ajouta :

" Je crois que c'est tout. N'oublie pas ta baguette, mais cela me semble évident. Ah oui ! je t'aiderais à rattraper ton retard si tu veux."

Il pris un ton un peu désabusé et lui répondit :

"Tu sais en Magie Noire, j'en connais un rayon ! "

" Eh bien moi je t'apporterais la Blanche ! " répondit t elle sur un ton presque séducteur.

Et troublée de sa propre audace, elle sortit de la salle commune, un sourire aux lèvres.

Ses idées étaient dans tous les sens et semblaient de battre dans son crâne si bien qu'elle failli leur dire "ça suffit là dedans!". Elle se retint pour ne pas avoir l'air d'une folle.

Elle décida de rejoindre ses amis dans le parc de l'école tandis que ceux ci ensorcelaient des boules de neige pour se les lancer à la figure.

Repensant à Drago, elle avait l'impression qu'il comprenait des parties de son esprit qu'elle gardait habituellement pour elle même. Il partageait sa passion pour les études, son calme, sa droiture dans sa manière d'affronter les événements.

L'intrusion du jeune homme perturbait sa vie bien ordonnée, mais curieusement, elle adorait ça !

Elle savait aussi qu'il n'était pas indifférent à ses charmes car elle l'avait senti frémir à son contact en lui remettant la pièce de monnaie.

Puis, en arrivant dans le par, une grosse boule de neige envoyée par Seamus lui explosa à la figue, lui refroidissant les idées.

Elle oublia quelques instants Drago pour se mêler à la bataille.

De son côté depuis la fenêtre de la salle commune, celui ci l'observait s'amuser avec ses amis. Il aurait bien voulu rejoindre le groupe mais ce n'était pas encore le moment . Il ne voulait pas apparaître comme un intrus. Il avait l'espoir de se faire accepter petit à petit.

Après tout Harry avait accepté qu'il fasse partie de l'A.D, c'était un geste très important à ses yeux.

L'hiver était sa saison préférée et il en manquait tous les charmes.

La solitude le reprit et il se mit à fredonner :

"Gazing with pain trough the dark corridor
Walking again for the light behind the door

I'm searching which one is the right feeling

Joy ? Melancholy ? my brain is hesitating..."

La journée s'était avérée très positive quand même : il était impatient d'assister aux réunions de l'A.D.

Le c½ur léger, il se plongea dans un livre, heureux à la pensée de revoir Hermione le soir et de pouvoir enfin se mobiliser contre Vous Savez Qui.

Note : le nouveau personnage Gobesang sera capitale dans 'lintrigue autour des attaques de Mangemorts. Vous verrez.

# Posté le lundi 26 mars 2007 14:28

Suiite fanfic :)

Suiite fanfic  :)
Entrechocs : première partie

Le matin de Noël, Hermione se réveilla tout en douceur, apaisée et joyeuse.

Ses amis connaissaient désormais la vérité sur Malfoy et c'était un soulagement que de ne plus avoir à leur cacher des choses.

Elle détestait plus que tout au monde qu'il y ait des failles dans l'harmonie de sa famille magique.

Ron lui avait fait la tête tout un après midi (ce qui en dit long sur son affection pour la jeune fille), déçu de ne pas avoir été mis au courant ; mais il s'était vite rendu compte du ridicule de son attitude car personne d'autre ne gardait rancune à Hermione.

Et tout était rentré dans l'ordre.

L'état d'esprit de la préfète en chef était donc très positif ce matin là et se renforça quand elle aperçut sa pile de cadeaux au pied de son lit.

Ses parents lui avait offert une belle robe noire évasée en bas avec de petits motifs floraux verts, qu'elle avait vu en vitrine à la fin de l'été. Voilà encore de quoi emplir sa garde robe de jeune femme !

Il y avait aussi les cassettes vidéo de la neuvième saison de "Friends", une série moldue très populaire.

Malheureusement, elle ne pourrait pas les regarder tout de suite car il n'y avait pas de télévision ou d'appareils fonctionnant à l'électricité dans le monde des sorciers. La musique moldue lui manquait beaucoup car les chansons de la radio magique ... eh bien ... en réalité... elle les trouvait ringardes !

Le cadeau de Harry était un livre sur l'histoire des elfes de maison. Il était entièrement animé et des petites figures d'elfes s'en échappaient pour voleter autour du lecteur, puis rentrer dans le livre.

Elle était ravie : Harry avait eu une idée originale et il n'avait pas oublié qu'elle militait pour libérer les elfes de maison de leurs conditions de travail dégradantes. Cela la toucha beaucoup.

Le cadeau de Ron était une petite malle dans laquelle on pouvait mettre une quantité infinie de choses; En effet, la malle ne semblait pas avoir de fond.

"Pratique" pensa t elle. Malgré ses finances désastreuses Ron mettait un point d'honneur à offrir un cadeau à ses amis à Noël.

Ginny lui avait offert un miroir qui permettait à la personne regardant dedans de voir différentes versions de sa tête avec différents maquillages et coiffures. Après ces aperçu on pouvait réaliser les suggestions sur soi même. Ginny s'était sans doute rendue compte qu'Hermione faisait plus attention à son apparence cette année et avait voulu l'encourager dans cet élan de coquetterie.

En contemplant les cadeaux offerts par tous ses amis, elle espérait que , de leur côté, ils appréciaient les siens.

Elle allait se lever pour s'habiller quand elle remarqua près d'un pied de son lit, un petit paquet rouge entouré finement d'un ruban doré. Elle se pencha, l'attrapa et l'ouvrit.

Il contenait une petite boîte bleue et un mot dans une écriture qu'elle reconnut comme celle de Drago :

"Merci de mettre de la joie dans ma vie et Joyeux Noel."

Elle fut si touchée par cette marque d'affection que ses yeux se mirent à briller.

La petite boîte bleue contenait un mince bracelet en or et composé de petites étoiles assemblées finement les unes aux autres.

Elle le mit délicatement à son poignet, puis, sans réfléchir, elle se leva et débarqua dans la salle commune.

Drago venait de sortir de sa chambre, vêtu de son uniforme noir où l'emblème de Serpentard avait été décousu.

Il vit qu'elle portait son bracelet et lui dit en souriant tendrement :

" Je voulais t'offrir quelque chose de magique mais j'ai vu cela dans un de tes magazines moldus. Ils font de jolies choses en fait. Je ne l'aurais jamais cru."

" Cela me plaît beaucoup" lui dit elle les yeux pétillants "C'est vraiment adorable de ta part."

Puis elle s'approcha et le prit dans ses bras.

D'abord surpris puis enchanté, il la serra à son tour contre lui avec douceur.

Puis ils se séparèrent, un peu euphorisés par cette étreinte soudaine mais naturelle.

Pour ne pas dévoiler son trouble, Hermione enchaîna : "Mais, comment t'es tu débrouillé pour l'acheter ?"

"Oh, j'ai réussi, dans les désastres de cet été, a être reconnu comme seul héritier de mon père, considéré maintenant comme incapable de gérer sa fortune.

Ca a été plutôt facile vu que ma mère est recherchée par les Aurors, elle ne pouvait pas prétendre à l'héritage.

Et puis pour les formalités de commandes et d'envoi, j'ai été un peu aidé par Mc Gonagall...."

Elle rougit, ravie qu'il se soit arrangé pour que cela soit une surprise.

Heureux comme jamais, il ajouta : "Au fait, merci pour la chemise, elle me plaît beaucoup. Tu as choisi la bonne couleur."

Il souleva un peu la cape de son uniforme pour lui montrer qu'il portait la chemise bleu ciel qu'elle lui avait offerte.

Elle sourit, puis se rendit (enfin) compte que dans son empressement à le remercier, elle était sortie de sa chambre encore en pyjama.

Drago était mi-embarrassé mi-ravi de la vision qui s'offrait à ses yeux : Hermione en chemise de nuit sans manches couleur vert pomme. "Décidément, elle était jolie quand elle portait du vert, cela allait bien avec ses yeux noisette" pensa t il.

Sentant le sang lui monter aux joues, elle tenta de rassembler ses cheveux en bataille nerveusement et se faufila dans sa chambre comme une petite souris.

Drago, chamboulé par cette étreinte et la vision du corps de la jeune fille qu'il trouvait de plus en plus attirante chaque jour, se laissa tomber sur un fauteuil.

Quand il l'avait prise dans ses bras, il avait sentit son parfum, cette odeur qui est unique et particulière à chaque individu.

Elle sentait le frais, l'herbe mouillée, comme après l'orage, un parfum qui plongea le jeune homme dans une rêverie champêtre.

De son côté, dans sa chambre, elle n'en revenait toujours pas d'avoir débarqué devant lui en nuisette ! A toute vitesse, elle prit sa douche (assez froide pour se changer les idées) et s'habilla.

Mais elle ne cessait de repenser au contact qu'il avait eu et à la douceur de l'embrassade du jeune homme. Elle ne l'avait jamais cru capable d'exprimer un sentiment aussi positif que la tendresse.

Chacun de leur côté, ils sentaient naître en eux ce sentiment unique de bien être en la présence de l'autre.

Quand elle ressortit de sa chambre, (plus chaudement vêtue que tout à l'heure), elle le trouva en pleine hésitation : pour le jour de Noël, il aurait bien voulu prendre son petit déjeuner avec les autres élèves.

Ces dernières semaines, il commençait vraiment à tourner comme un lion en cage dans la salle commune.

Ce n'est pas qu'il n'aimait plus la compagnie de Pattenrond ,mais le félin semblait être entré dans une sorte de semi-hibernation au contact du froid hivernal.

Drago pensait qu'il était temps de revivre pleinement parmi ses semblables dont la discussion ne se limitait pas à quelques ronronnements affectueux.

"Tu sais, tu devrais venir prendre le petit déjeuner dans la grande Salle avec les autres. De toute façon, mieux vaut affronter leurs regards et leurs critiques avant la confrontation de l'A.D."

Il leva la tête vers elle, étonné, et se demanda si elle n'avait pas utilisé un sort de Légilimencie pour percer ses pensées.

Il sentait ses émotions mises à nu par la jeune femme, mais, d'un autre côté, il aimait qu'elle perçoive ses états d'âme avec tant de rapidité et de justesse.

Il était en pleine contradiction ce qui reflétait bien les changements s'opérant chez lui.

Avant qu'il puisse lui répondre, elle ajouta : " En plus, c'est le moment idéal, tous les Serpentards sont rentrés chez eux pour les vacances."

Pourquoi a t elle toujours raison ? pensa t il.

Drago sentit un spasme d'angoisse au niveau de son estomac, mais, ne voulant surtout pas se dégonfler devant elle, il dit :

"Tu as raison, j'y vais."

Et il ouvrit la porte de la salle commune en bombant le torse et en prenant un air important comme s'il partait pour une grande mission.

Elle rigola devant cette mise en scène dramatique, sortit de la salle et il la suivit;

Durant le trajet dans les couloirs, Drago semblait quand même se ratatiner un peu sous le coup de la pression. Il jetait des regards implorants à Hermione du style : "Ne m'abandonne pas s'il te plaît ! "

Avant d'entrer dans le Hall, elle lui prit la main doucement et l'entraîna un peu à l'écart et lui dit d'une voix calme :

"Ecoute, tout va bien se passer. OK ? Je ne te lâche pas en arrivant dans la Grande salle et tu t'assoiras avec moi à la table des Griffondors ".

Il lui fit oui de la tête et se redressa comme pour se montrer digne de s'asseoir à la table des courageux Sang et Or. Il s'apprêtait à faire un grand pas en avant : affronter le regard des autres. Mais il était décidé.

Elle émit un petit rire nerveux et lui dit : "Allez viens".

Et ils entrèrent dans l'arène.

Tous les regards étaient tournés vers Drago et remarquèrent qu'il ne portait plus l'emblème des Serpentards.

Beaucoup d'élèves chuchotaient avec leur voisin de table, tous étonnés du retour de Drago dans la vie publique de l'école. Il y eut quelques remarques désagréables, mais à voix basse .

Le blond impressionnait toujours quand même les élèves par son nom et sa stature.

Dans le réfectoire, les avis étaient partagés mais pas forcément hostiles.

Malfoy transpirait légèrement et fixait la chevelure brune d'Hermione qui marchait devant lui.

Il se sentait un peu comme un gladiateur au Cirque, dans l 'Antiquité, attendant la sentence de vie ou de mort de son empereur (sauf que là Auguste était remplacé par des dizaines d'adolescents).

Quelques uns furent surpris de le voir en compagnie de Hermione vu leur passé commun tumultueux.

Ils arrivèrent à un bout de la table des Gryffondors où Harry, Ron, Ginny,et Neville discutaient.

Hermione fit signe à Drago de s'asseoir entre elle et Ginny. Il s'exécuta tel un robot.

Contre toute attente de celui ci, la petite rouquine le gratifia d'un large sourire en guise de bienvenue. Hermione était ravie de l'initiative de délicatesse typiquement féminine de son amie.

" Alors Malfoy, tu t'es enfin décidé à sortir de ton bunker. Bonne idée !" lança Harry amusé.

" Oui, je commençais légèrement à manquer d'air depuis quelques semaines. " répondit Drago en essayant de se détendre

Il ne voulait pas montrer son stress mais la sueur coulait lentement dans son dos.

L'humour sarcastique de Drago faisait déjà des adeptes car Neville et Ginny ne purent retenir un petit rire en écoutant la réplique du préfet en chef. L'anxiété du blond redescendit en entendant leurs rires sincères.

Le reste du petit déjeuner se passa bien en particulier grâce au soin que prenaient les participants d'éviter les sujets qui fâchent. Personne ne parla du passé conflictuel qu'ils avaient eu avec Drago.

Certains élèves dans la Grande Salle n'en revenaient toujours pas de voir Potter et Malfoy déjeuner ensemble. D'autres s'en étonnaient moins, Harry ayant pris le soin de faire circuler la nouvelle du revirement de Malfoy.

Par contre, une personne ne semblait pas du tout vouloir accepter l'arrivée du Serpentard dans son groupe d'amis. Ron ne desserra pas les dents de tout le repas et fixait ses céréales les sourcils froncés. Il ne faisait pas du tout confiance à Malfoy qui n'était rien d'autre qu'un manipulateur à ses yeux.

Hermione s'était doutée qu'il y aurait des difficultés à ce que Ron accepte le changement.

Ce qui la rassura, c'est de voir le visage ravi de Dumbledore quand il regardait à leur table.

Le directeur lui fit un clin d'½il signifiant "Bien joué !"

Après le petit déjeuner, la petite bande se rendit dans le hall dans l'intention de se promener dans le parc. Ils croisèrent Rogue, toujours noir comme le corbeau, qui s'adressa à Hermione, son petit sourire satisfait aux lèvres :

"Eh bien vous êtes fine diplomate Mlle Granger pour avoir réussi à faire se parler les deux pires ennemis de cette école." Il semblait content.

Il n'ajouta rien d'autre et tourna les talons d'un geste vif. La groupe resta quelques secondes interloqué par cette remarque positive inhabituelle chez le maître des Potions.

C'était une magnifique journée d'hiver : le parc de Poudlard resplendissait sous me soleil dans son manteau blanc.

A mains endroits, la neige n'avait pas encore été foulée et scintillait de milles paillettes éblouissantes.

Se sentant à l'aise avec le groupe, Drago trouva un moment dans la matinée pour prendre Harry à part :

" Ecoutes Potter, je voulais m'excuser pour ma conduite des années passées et te remercier d'avoir oublié tout ça. Tu n'étais pas obligé mais tu ne m'a pas enfoncé; c'était chic de ta part."

Il avait sorti ça très rapidement, géné, comme s'il avait répété sa tirade de nombreuses fois avant de la réciter à l'intéressé. Il était seul désormais alors autant accepté son changement intérieur et se jeter à l'eau.

Harry se rendit compte alors que Malfoy avait vraiment changé et mûrit suffisamment pour comprendre ses erreurs, faire une croix dessus et regarder vers l'avenir. Il avait vraiment fait preuve de maturité pour mettre ainsi sa fierté de côté.

"Je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas senti que tu étais sincère. " lui dit le Survivant en le regardant dans les yeux. Ce regard était pur, perçant mais bienveillant.

Rassuré, Drago enchaîna :

"C'est surtout vis à vis de Granger que je me sens coupable. Je me suis excusé au prés d'elle mais j'ai l'impression que je devrais continuer à la faire toute ma vie pour réparer ma faute, ma méchanceté gratuite."

Drago avait enfin compris qu'il pouvais se confier sans que son interlocuteur se moque de lui. Tout dépend de l'interlocuteur ,et dans le cas présent, celui ci considérait les excuses de Malfoy avec le plus grand intérêt.

En écoutant Drago continuer sa tirade, Harry sentit un de ses doutes confirmé : un lien s'était bel et bien crée entre les deux préfets en chef, et visiblement, pensée rassurante, Drago tenait beaucoup à Hermione. Il parlait d'elle avec enthousiasme de la façon caractéristique du jeune homme sous le charme.

Les deux anciens ennemis discutaient sans sous entendus, d'un ton calme comme s'ils se rencontraient pour la première fois. Cela en disait longue sur la formidable capacité d'adaptation de ces deux adolescents.

Pendant ce temps, un peu plus loin, Hermione avait pris Ron à part :

" Ron, tu aurais pu faire un effort au petit déjeuner. On aurait dit que tu avait avalé ta

langue ! "lui reprocha t elle assez sèchement .

Le rouquin la regarda droit dans les yeux et lui lança acidement :

"Qu'il change de camp, tant mieux pour lui, par contre cela ne veut pas dire qu'on doit l'inclure parmi nos amis ! On dirait que cela ne te fait rien ! Tu oublies peut être tout ce qu'il t'a fait subir ? "

" Ecoutes, il s'est excusé plein de fois et tu as vu comme il est gentil avec moi et nous tous. Tu ne sais pas ce que cela lui a coûté de rester enfermé dans sa chambre de puis septembre, ni la difficulté de venir nous affronter ce matin!" lui répondit elle en commençant à s'énerver.

Il ne semblait pas réaliser les souffrances de Drago et cela la mettait hors d'elle

" Non, je ne sais pas et je ne veux pas le savoir! Je ne m'habituerais jamais à le voir parmi nous !" s'écria Ron au bord de la crise de nerfs.

Puis il se leva et rentra au château en sentant qu'Hermione le suivait des yeux.

Elle était furieuse et en même temps désolée qu'il ne comprenne pas sa position, qu'il reste dans son monde enfantin ou l'on se chamaille sans arrêt.

Mais, elle, était une adulte et comprenait les difficultés de Drago.

Ron était incapable de s'adapter.

Ginny s'approcha d'elle :

"Je m'en doutais un peu qu'il réagirait ainsi."

"Oui, moi aussi " dit tristement Hermione.

Les deux jeunes filles se regardèrent savant parfaitement qu'elles pensait à la même chose.

D'abord, Ron avait toujours ressenti une haine vorace à l'égard de Malfoy car celui ci n'avait cessé de frapper là où ça fait mal, c'est à dire d'insister sur le manque de moyens de la famille Weasley.

Mais, il y avait autre chose : Ron avait toujours été un peu amoureux de Hermione et malgré l'explication de l'an passé où elle lui avait dit le considérer seulement comme un ami, il avait du mal à l'accepter. En voyant la prévenance de Drago envers Hermione, sa possessivité à l'égard de la jeune fille s'était réveillée, avec sans doute aussi un peu de jalousie. Il voulait qu'Hermione ne soit avec personne puisqu'il ne pouvait pas l'avoir.

Vers la fin de la matinée, le groupe se sépara, après que Drago les ait tous remercié, d'une voix serrée, de leur gentillesse envers lui.

Les deux préfets en chef passèrent pas mal de temps à commenter le succès de la mission "Intégration du Serpentard" en faisant leurs devoirs.

Drago était survolté, ne cessait de remercier Hermione, de se remémorer cette matinée et sa conversation avec Harry. Le bonheur de pouvoir de nouveau parler à des gens de son âge envahissait son esprit.

Il ne pouvait se concentrer sur son essai d'Enchantements et virevoltai t gaiement dans la salle commune.

Hermione était ravie de le voir dans cet état . A partir de cette journée bénie de Noel, Drago prit tous ses repas à la table des Gryffondors avec ses nouveaux camarades. Néanmoins, il attendait quand même avec angoisse la réaction des Serpentards à la rentrée devant ce nouvel état des choses.

Le choc serait rude sans aucun doute.

# Posté le lundi 26 mars 2007 14:44

Suiite 2emepartiiie

Suiite 2emepartiiie
Entrechocs : 2ème partie

La première réunion de l'A.D de Drago se déroula après le jour de l'an.

Il s'y rendit, ravi, accompagné d'Hermione.

Tous les élèves voulaient le coacher et lui montrer leurs aptitudes. Ils étaient ravis, en secret, de posséder de l'avance sur Malfoy qui était toujours si doué dans les autres matières.

Celui ci était impressionné par la préparation que leur avait fait subir Harry et voulait à tout prix rattraper son retard .

Il posait plein de questions et appliquait scrupuleusement les directives.

Il eut ses premières crises de rire avec Ernie Macmillan et Neville qui l'aidaient à améliorer sa pratique du sort Impedimenta . Sous l'effet du sort, les trois camarades mimaient des scènes de combat au ralenti, "à la Matrix".

Les membres féminins de l'A.D , spécialement les soeurs Patil et Lavande Brown, jetaient des regards charmeurs et intimidés dans la direction de Drago.

Elles gloussaient comme des gamines à une séance de dédicaces d'un boys band.

En effet, le jeune homme, beau blond et de haute stature, était devenu la coqueluche de ses demoiselles.

Elles se battaient toutes pour lui expliquer un sort ou lui apporter un soda.

Mais, lui parmi toutes ces filles, ne voyait qu'Hermione, ses beaux yeux bruns, ses gestes délicats et ses lèvres roses et pâles comme un ciel d'aurore. Il admirait l'application avec laquelle elle secondait Harry dans sa tâche de professeur.

Elle était volontaire, avait des principes, savait où elle allait dans la vie. Il adorait sa maturité. Elle le rassurait, car lui, de son côté, se sentait encore un peu perdu. Mais ce qu'il ne savait pas c'est que lui la rassurait aussi par son courage.

L'admiration l'un de l'autre les liait.

Elle prenait le temps d'expliquer et de pratiquer de nombreuses fois le sort avec les élèves jusqu'à ce qu'ils aient compris.

Ron, par contre, ne décolérait toujours pas et fulminait à la vue des regards tendres et des rires qu'échangeaient les deux préfets en chef.

Harry aussi était affecté la mise à l'écart volontaire de Ron et avait tenté de le raisonner et de lui faire accepter qu'il ne pouvait pas contrôler la vie d'Hermione . En vain.

Ron était aussi buté qu'un âne.... mais écoute t on la voix de la raison quand il s'agit du c½ur?

En réalité, le Survivant ne savait plus où donner de la tête pendant cette réunion. En effet, Ginny s'était fait plaquer par son petit copain français et se morfondait dans un coin de la salle de métamorphose.

Elle ruminait des idées noires dans un coin de la salle de classe, du style "Grrr! Les hommes sont tous des salauds !".

Laissant à Hermione et Neville le soin de le remplacer, il alla consoler Ginny et la fit rire en affublant le goujat de centaines de noms d'oiseaux. Il était ravi car ne supportait de la voir triste; elle était comme une petite fleur sauvage au caractère bien trempé mais qu'il fallait parfois protéger. Hermione regardait ce tableau : Ginny riait aux éclats, Harry avait su trouver les mots qu'il fallait.

Alors que les incantations et les lumières des sorts fusaient dans la pièce, elle s'aperçut que Gobesang, le gardien, passait, d'un air innocent devant la porte pour la troisième fois en une demie heure.

Elle s'empressa de rapporter ce fait à Harry et Ron qui se concentrèrent instantanément quand il s'agissait de quelque chose de louche.

En six années de combat, on prend vite l'habitude de gérer les menaces...

Ils se lancèrent chacun un regard inquiet, se promettant de surveiller de plus près le gardien et de faire part de leurs soupçons à leurs proches.

Harry se mit au milieu de la pièce et annonça (en hurlant pour couvrir le brouhaha) la fin du cours.

Il y eu un "Oh!" de déception générale, puis la classe se vida petit à petit.

Hermione déstupéfixa Drago qui se releva, essoufflé et lança enthousiaste : " Wahou ! Cétait génial ! Vivement la prochaine !"

Il ne craignait plus désormais de montrer sa joie, il voulait tout vivre pleinement. Il s'était considérablement détendu au contact de la préfète aux yeux chocolats.

Le reste des vacances se passa on ne peut mieux. Drago séduisit avec sa bonne humeur les derniers sceptiques face à son revirement, sauf Ron.

Hermione avait déconseillé à Drago d'aller directement s'expliquer avec le rouquin, car elle connaissait ce dernier et pensait avec raison que cela ne pouvait que mal tourner.

Trop de ranc½ur avait été accumulée depuis six ans.

La situation semblait sans issue, Ron ne parlait pas à Drago (et donc pas beaucoup non plus à la petite bande) et passait son temps à l'éviter.

Il traînait seul dans le parc ou faisait semblant de travailler dans son dortoir pour ne voir personne.

Hermione était désolée de cet état des choses : elle les aimait énormément tous les deux et aurait tant voulu que Ron ne pose pas de problèmes.

Hermione se sentait un peu perdue, elle se reprochait de ne pas être plus tolérante envers Ron.

De son côté, lui, se sentait trahi par ses amis et devenait un peu aigri.

Drago consolait sa jeune amie :

" Tu sais c'est déjà un miracle que les autres m'aient accepté si vite, sur tout Harry qui a été très compréhensif. Pour Ron on verra plus tard, cela se tassera peut être avec le temps."

Contre toute attente, Drago s'était lié d'amitié avec Neville, il l'aidait même à faire ses devoirs de potions. C'était bien connu que Rogue passait se nerfs sur Neville pendant les leçons, mais les deux camarades espéraient qu'à la rentrée, le professeur aux cheveux gras serait impressionné par les progrès du Gryffondor.

A la rentrée, les Serpentards découvrirent le retour de Malfoy à la vie publique, mais surtout son intégration dans la bande à "Saint Potter".

Le choc fut intense : ils savaient que Drago s'était détaché d'eux, les Serpentards, mais ne pensaient pas qu'il retourne sa veste ainsi.

Comme prévu, leur réaction fut un déchaînement d'insultes contre le "traître" et les batailles entre les membres de l'A.D et les verts et argent reprirent de plus belle.

Au cours de la deuxième semaine de janvier, un soir, les deux préfets en chef se rendaient dans la grande salle pour dîner, quand dans un couloir, ils se retrouvèrent encadrés par six Serpentards dont Milicent Bulstrode et Pansy Parkinson.

Cette dernière, verte de colère et de jalousie, comme l'emblème de sa maison, lança à Hermione :

"Alors la Sang de Bourbe, tu te régales ? Ta peau pourrie ne brûle pas quand tu touches un sang pur ?"

Sans même réfléchir, Drago se mit devant Hermione pour la protéger, sortit sa baquette magique et cracha à Pansy, sur un ton de fureur :

" Elle vaut cent fois mieux que toi, sale peste, je t'interdis de l'insulter encore une fois ! Si tu la touches, je te fais éclater tes yeux globuleux ! "

Pansy bouillonnait de rage : comme tout le monde le savait, elle avait toujours été amoureuse de Drago et passait son temps à lui courir après les années passées.

Elle fit signe à quelqu'un se trouvant derrière les deux préfets en chef qui n'eurent que le temps d'entendre Goyle prononcer : " Tarentallegra !"

Hermione fut touchée en plein dans le dos par le sort et ses jambes se mirent à gigoter dans tous les sens sans qu'elle puisse les contrôler. Elle entendit le rire sec et victorieux de Pansy, ravie d'avoir réussi à humilier sa meilleure ennemie.

Hermione enchaînait maintenant avec un numéro de claquettes digne de Ginger Rogers.

Drago prit les mains de son amie fermement pour l'immobiliser le temps de prononcer la formule pour stopper l'enchantement : " Finite "

"Merci " lui dit Hermione, un peu essoufflée, en replaçant sa jupe correctement sur ses genoux.

Puis, ils se rendirent compte que les six attaquants avaient disparu aussi vite qu'ils étaient arrivés. Ils n'avaient même pas pris le temps de se délecter des effets du sort qu'ils avaient jeté à l'adolescente.

- "C'est louche... " remarqua Hermione " Il n'y avait personne d'autre que nous huit dans ce couloir, ils auraient pu continuer à nous jeter des sorts vu l'état de faiblesse où on se trouvait".

Ils se regardèrent soupçonnant quelque chose et soudain Drago qui connaissait la malice des Serpentard, comprit leur plan :

-"Une diversion ! " s'écria t il, et il prit vivement Hermione par la main et l'entraîna vers leur salle commune.

Leur angoisse augmentait au fur et à mesure qu'ils couraient dans les couloirs.

En arrivant devant la porte les soupçons du jeune homme furent confirmés et elle comprit sa pensée.

La porte était entrouverte.

Ils entrèrent pour trouver, les coussins et fauteuils éventrés, les tapis salis de cendres et de boue, les livres aux pages arrachées, les bureaux renversés...

Ils étaient consternés devant ce spectacle et révoltés par cette attaque en traître.

Sue les portes des chambres, il y avait des messages pour chacun des préfets : "Traître, on t'aura " pour Drago et "Traînée, sang de Bourbe "pour Hermione.

En regardant le triste spectacle de son petit nid douillet de travail saccagé, Hermione ne pu retenir quelques sanglots et s'agenouilla sur un tapis, des plumes sortant des coussins virevoltant autour de sa tête.

Les attaquants les avaient retenus suffisamment longtemps pour que leurs complices puissent sérieusement endommager la salle commune.

-" Eh ben heureusement que j'avais des soupçons et que j'ai pense à verrouiller les portes de nos chambres en partant tout à l'heure ! " dit Drago, en pensant que cela aurait pu être pire.

Puis il se retourna et la vit effondrée, en pleurs prés d'un fauteuil.

Son c½ur se serra en la voyant si triste tout à coup.

Ressentant sa détresse, il lui mit les mains sur les épaules et l'obligea à la regarder :

-" Allez ! On ne va pas se laisser démoraliser par ces futurs petits Mangemorts ! Eux, ils n'ont pas d'avenir, nous si. On va tout nettoyer et je te promets que ce sera aussi beau et confortable qu'avant".

Elle sécha ses larmes et acquiesça. Elle admirait son optimisme à toute épreuve et il savait toujours comment la rassurer.

Avec courage et patience, ils se mirent au travail à l'aide de nombreux sorts de reconstitution, de réparation et de nettoyage.

La nouvelle du saccage de la salle commune des préfets en chef se répandit comme une traînée de poudre dans toute l'école. Cet événement rendit la situation encore plus tendue entre les élèves qui étaient maintenant bien séparés en deux camps : celui des partisans de Voldemort et celui des partisans de Harry Potter.

Les étudiants ne se déplaçaient jamais seuls dans les couloirs de peur de se faire attaquer par une bande de l'autre camp.

Dumbledore sanctionna avec fermeté les auteurs de la diversion et leur donna une semaine de retenue ainsi que des travaux d'intérêt général qui consistaient à nettoyer, à la manière moldue, toutes les toilettes de l'école. Le six Serpentards étaient enragés de s'abaisser à cette tâche mais se disaient que cela valait bien le plaisir qu'ils avaient eu à faire du mal à Drago et Hermione.

Par contre, ceux qui avaient vraiment détruits la salle commue ne purent pas être identifiés, ni dénoncés et restèrent donc impunis.

Le mois de janvier fut décidément celui des coups durs pour les deux préfets : en effet, quelques jours après l'attaque sur la salle commune, Mc Gonagall annonça à Drago une nouvelle inattendue et dure à encaisser.

Son père, accompagné d'une infirmière de Ste Mangouste lui rendrait visite l'après midi même.

Pour cette occasion, Drago était dispensé des cours. Il eut juste le temps de prévenir Hermione de son absence et de lui demander de prendre les cours pour lui (en bon élève qu'il était).

Elle lui souhaita bonne chance et l'embrassa sur la joue doucement, ses lèvres effleurant sa peau.

Ce contact léger redonna du courage au jeune homme.

L'entrevue entre le père et le fils Malfoy eut lieu dans le bureau de Rogue. Drago se demanda de nouveau pourquoi le professeur lui accordait cette faveur alors qu'il était exécrable avec tous les autres élèves.

En arrivant dans le bureau, le choc fut intense pour Drago. Il n'avait pas revu son père depuis qu'il s'était enfui de chez lui . A ce moment là, Lucius était encore ce Mangemort au regard dur, froid, soumis à son maître, mais impitoyable avec son fils.

L'homme qui se trouvait dans le bureau de Rogue n'avait plus rien à voir avec cette description. Le baiser du détrakeur l'avait rendu méconnaissable.

Lucius était un maigre pantin désarticulé accompagné dans ses moindres mouvements par l'infirmière . Il n'était plus qu'un corps. Ses yeux étaient vides de toute émotion, de tout sentiment.

Drago n'avait plus de père.

Lucius avait voulu dominer pendant toute sa vie, et, ironie du sort, c'était lui le dominé désormais.

Le fils tenta de parler à son père qui le regardait sans la reconnaître et l'écoutait sans le comprendre. Mais Drago avait besoin de lui parler : il lui raconta sa cavale de l'été, son revirement, ses nouveaux amis, Hermione...

Ses nouvelles n'eurent aucun impact sur le pauvre Lucius alors qu'il aurait bondi de rage s'il avait toujours son âme de Mangemort.

Drago réprouvait les activités passées de son père, mais aujourd'hui il ne pouvait plus faire de mal. Il était une victime à son tour. Le destin l'avait puni.

L'entrevue se termina vers cinq heures. Drago rentra dans sa salle commune, restaurée avec brio, et attendit qu'Hermione rentre des cours.

Il se concentra sur le sourire de la jeune fille qui lui réchauffait le c½ur après cette rude après midi.

Voyant le soutien dont il avait besoin après cette dure épreuve, elle décida de rester avec lui et de ne pas aller dîner avec les autres.

Tous les deux, ils s'étaient rapprochés beaucoup depuis Noel. Ils se confiaient régulièrement l'un à l'autre, se soutenaient dans leurs peines et partageaient leurs joies. En plus de leur attirance réciproque, ils étaient vraiment devenus des amis unis par une confiance à toute épreuve.

Ils avaient presque besoin l'un de l'autre.

Ce soir là, Drago lui raconta sa journée et lui fit part des sentiments éprouvés par les retrouvailles avec son père :

-" C'est pour cela aussi que je n'ai pas voulu suivre sa voie : avant il était esclave de Tu Sais Qui et maintenant il n'est plus rien. Moi, je voulais et je veux être moi même, tout simplement."

-" Ce que tu dis peut être considéré comme une évidence. Bien sûr que tout le monde veut être soi même. Mais ce qui te rend particulier, c'est le courage que tu as eu de défendre cette conviction dans un milieu infernal comme le tien" lui répondit elle en mettant sa main sur son épaule.

Hermione était fière de lui et ce sentiment se renforçait de jour en jour.

Rassuré par les mots de son amie, Drago continua à se confier :

-" Avant cet été, je ne voyais pas beaucoup mon père et il ne m'emmenait pas dans ses réunions avec ses "amis". Je ne connaissais que peu de ses activités. Et en juillet dernier, estimant que j'étais suffisamment grand pour prendre mes responsabilités, il m'a emmené de nuit, à une réunion dans un bois.

Et il était là...le Mage Noir....devant moi. Ses yeux rouges perçants, animés d'une lueur de démence, étaient braqués sur moi., sur son prochain esclave.

Mon père m'a présenté à lui d'une voix tremblante que je ne lui avait jamais connu. Tous les Mangemorts présents paraissaient terrifiés. Ils n'étaient même pas venus pour le pouvoir que leur promettait le Mage, mais parce qu'ils avaient trop peur de lui désobéir.

Tu Sais Qui a torturé quelques uns des ses partisans, comme si c'était de la routine pour lui. J'étais tétanisé, je les voyais se tordre de douleur sous mes yeux.

Je me suis alors demandé quels genres de personnes étaient ces Mangemorts pour endurer cela. Que recherchaient ils en se soumettant ainsi ? Cela n'avait pas de sens pour moi.

Je ne voyais pas de raison valable pour supporter la douleur, l'humiliation...

De retour chez moi, j'ai attendu que mes parents s'endorment, j'ai fait mes valises et je me suis enfui dans la nuit vers la solitude et l'exil."

Drago avait parlé très lentement en racontant cette nuit tragique qui avait changé sa vie. Son récit terminé, il ne put retenir une larme d'amertume qui coula en brillant le long de sa joue pâle.

Il se sentait seul, sans soutien.

Avec douceur, elle le prit dans ses bras, l'enveloppant de cette tendresse dont il avait tant besoin. Puis, elle le regarda droit dans les yeux et lui dit :

-" Ta vie tu la construiras comme tu voudras et avec qui tu voudras. Tu as choisi le bon camp : celui de la lutte, de la souffrance parfois, mais aussi celui de l'amitié, de la confiance ,de la liberté. Laisse tes amis devenir ta nouvelle famille."

Il était heureux qu'elle soit là, avec lui, le confortant toujours dans ses choix, même les plus difficiles.

Après ce douloureux récit, ils parlèrent de l'état de la lutte contre Voldemort. Les assassins de Cornelius Fudge n'avaient toujours pas été attrapés.

Drago avait remis à Dumbledore les lettres de plus en plus menaçantes que sa mère lui envoyait, surtout depuis qu'elle avait appris par le père de Pansy les nouveaux amis que s'était fait son fils.

Il avait en permanence peur que Narcissa refasse des siennes.

Ces lettres étaient des indicateurs de l'état d'esprit des Mangemorts, et pour l'instant, celui ci semblait au "beau fixe."

Régulièrement, les membres les plus actifs de l'A.D se réunissaient dans la tour de Gryffondor après les cours, pour faire le point sur la situation. Harry leur faisait par des renseignements fournis par les membres de l'Ordre du Phoenix.

Il accompagnait souvent Hagrid désormais les week-ends pour aller à place Grimmauld.

Il y avait un peu de changement : les Gobelins, à qui le Mage avait promis le pouvoir et la liberté, s'impatientaient et beaucoup voulaient reprendre leur vie normale. La communauté Gobeline ne soutenait pas unanimement le Mage et certains avaient même fait une demande pour récupérer leurs postes dans les banques Gringotts.

Le ministère déployait des trésors de diplomatie pour les convaincre de revenir dans le camp de la Magie Blanche.

Parmi ces sombres pensées qui habitaient l'esprit de Harry, une lueur apparaissait : le bonheur qui se lisait sur le visage d'Hermione (ainsi que sur celui de Drago). La finesse de jugement du Survivant lui avait fait vite comprendre la nature des sentiments qui unissaient les deux préfets en chef.

Il était rassuré par l'attitude qu'avait eu Drago envers Hermione pendant l'attaque des Serpentards. Par contre, cet événement n'avait pas convaincu Ron, qui continuait de penser qu'on ne pouvait pas faire confiance à Drago.

Le temps maussade et gris de la fin de janvier fut propice aux activités d'intérieur : jeux d'échecs version sorcier, duels, révisions des sorts vus pendant l'A.D; mais surtout travail scolaire . En effet, les septièmes années passaient en juin leurs ultimes examens à Poudlard.

Ces diplômes sanctionnent la fin des études des petits sorciers et le départ vers le travail et la vie adulte.

Tous les élèves commençaient donc déjà à relire leurs cours pour ne pas prendre de retard dans leurs révisions.

Comme d'habitude quand il s'agissait des examens, Hermione affichait un sérieux sans égal; Elle passait de longues soirées à relire ses cours, ses manuels et harcelait Drago pour qu'il lui fasse des contrôles de connaissances.

Ce dernier avait beau lui répéter qu'elle savait déjà tout par c½ur, elle lui souriait sans pour autant abandonner son travail.

De nombreuses fois, il l'avait trouvée endormie sur un des fauteuils de la salle commune, sa joue collée sur la page d'un livre. Il la déposait alors dans son lit ; ou si c'était déjà le matin, il la réveillait doucement pour lui annoncer que malheureusement il fallait aller en cours.

Drago était moins stakhanoviste qu'elle mais s'appliquait quand même à respecter à la lettre son programme de révisions, établi au début de l'année.

# Posté le lundi 26 mars 2007 15:10